Et si on se faisait un petite histoire ? : discussion - Page 29
le 05/05/2020 à 21h33
ca serait trop gentil
le 08/05/2020 à 10h58
Merci
le 22/09/2024 à 09h49
Bonjour
Cette rubrique créée il y a 9 ans par
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de toute cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue,ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
le 22/09/2024 à 10h16
Bonjour et merci
Résidence cossue, certes , mais résidence vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible , des journées ponctuées par des allées venues du personnel , personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car ’son monde’ lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille...
le 22/09/2024 à 10h47
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de tout cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue, ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
Résidence cossue, certes , mais résidence vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible , des journées ponctuées par des allées venues du personnel , personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car ’son monde’ lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille...
Son plaisir matinal, lorsqu'il prenait son petit déjeuner, était d'émietter sa brioche ou son pain, de ramasser les miettes dans son mouchoir puis de se rendre au jardin, sur le banc qui l'attendait. Alors, il s'asseyait et par magie une nuée d'oiseaux venait de se poser près de lui en piaillant, marquant une impatience mais sûrement une joie de retrouver leur bienfaiteur. Les miettes jetées à la volée lui permettaient de participer au festin ponctué de battements d'ailes, de petits sauts rapides et de cris pour défendre une savoureuse becqueté.
Lorsqu'il replaça son mouchoir dans la poche de son manteau, ses doigts frôlèrent la boite d'allumettes... il l'a saisie.
le 22/09/2024 à 16h27
Si tu permets
Sa vie passée dans cette résidence ,certes cossue , mais vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible , des journées ponctuées par des allées venues du personnel , personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car ’son monde’ lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille
le 22/09/2024 à 17h36
Oui, parfait
le 22/09/2024 à 18h54
Médaille donc qu'il saisie et qu'il se mit à regarder attentivement, d'où venait elle ? A qui appartenait elle ? A-t-elle était perdue ou jetée volontairement ? A force de la regarder un détail lui apparu .....
le 22/09/2024 à 21h45
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de tout cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue, ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
Sa vie passée dans cette résidence, certes cossue, mais vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible, des journées ponctuées par des allées venues du personnel, personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car "son monde" lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille
Son plaisir matinal, lorsqu'il prenait son petit déjeuner, était d'émietter sa brioche ou son pain, de ramasser les miettes dans son mouchoir puis de se rendre au jardin, sur le banc qui l'attendait. Alors, il s'asseyait et par magie une nuée d'oiseaux venait se poser près de lui en piaillant, marquant une impatience mais sûrement une joie de retrouver leur bienfaiteur. Les miettes jetées à la volée lui permettaient de participer au festin ponctué de battements d'ailes, de petits sauts rapides et de cris pour défendre une savoureuse becqueté.
Lorsqu'il replaça son mouchoir dans la poche de son manteau, ses doigts frôlèrent la boite d'allumettes... il l'a saisie.
Médaille donc qu'il saisie et qu'il se mit à regarder attentivement, d'où venait elle ? A qui appartenait elle ? A-t-elle était perdue ou jetée volontairement ? A force de la regarder un détail lui apparu .....
L'avers de la médaille représentait la Vierge Marie, l'Immaculée Conception. Le verso avait été soigneusement limé et des lettres avaient été gravées maladroitement, sans réel ordre ni harmonie dans la représentation. Il se leva, fit tomber du plat de la main les miettes de pain qui étaient prises sur son pantalon. Il retourna à son appartement, prit une loupe et entreprit la lecture des lettres gravées. Il pu lire "AG pour SG" suivi de deux petits cœurs.
le 22/09/2024 à 22h58
Quelle était l'histoire de cette médaille qui apparemment reflétait un amour ? Cet amour était-il partagé ?
Tout à coup, il dû prendre une longue inspiration car malgré lui, son cœur s'était mit à s'emballer ! Étrange cette réaction, face à cette découverte ! Se sentant fatigué, il remit en place la médaille dans la boîte d'allumettes pour s'allonger afin de calmer ce coeur qui s'était mit à tambouriner comme jamais il ne l'avait fait....quoique.
le 23/09/2024 à 03h00
heureusement qu'il ait pu s'allonger pour se calmer, très perturbé par sa trouvaille, il reprit la médaille dans sa main, la serra très fort, senti comme un frisson, et après quelques minutes il s'assoupit, et fit un rêve ......
le 23/09/2024 à 12h48
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de tout cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue, ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
Sa vie passée dans cette résidence, certes cossue, mais vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible, des journées ponctuées par des allées venues du personnel, personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car "son monde" lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille
Son plaisir matinal, lorsqu'il prenait son petit déjeuner, était d'émietter sa brioche ou son pain, de ramasser les miettes dans son mouchoir puis de se rendre au jardin, sur le banc qui l'attendait. Alors, il s'asseyait et par magie une nuée d'oiseaux venait se poser près de lui en piaillant, marquant une impatience mais sûrement une joie de retrouver leur bienfaiteur. Les miettes jetées à la volée lui permettaient de participer au festin ponctué de battements d'ailes, de petits sauts rapides et de cris pour défendre une savoureuse becqueté.
Lorsqu'il replaça son mouchoir dans la poche de son manteau, ses doigts frôlèrent la boite d'allumettes... il l'a saisie.
Médaille donc qu'il saisie et qu'il se mit à regarder attentivement, d'où venait elle ? A qui appartenait elle ? A-t-elle était perdue ou jetée volontairement ? A force de la regarder un détail lui apparu .....
L'avers de la médaille représentait la Vierge Marie, l'Immaculée Conception. Le verso avait été soigneusement limé et des lettres avaient été gravées maladroitement, sans réel ordre ni harmonie dans la représentation. Il se leva, fit tomber du plat de la main les miettes de pain qui étaient prises sur son pantalon. Il retourna à son appartement, prit une loupe et entreprit la lecture des lettres gravées. Il pu lire "AG pour SG" suivi de deux petits cœurs.
Quelle était l'histoire de cette médaille qui apparemment reflétait un amour ? Cet amour était-il partagé ?
Tout à coup, il dû prendre une longue inspiration car malgré lui, son cœur s'était mit à s'emballer ! Étrange cette réaction, face à cette découverte ! Se sentant fatigué, il remit en place la médaille dans la boîte d'allumettes pour s'allonger afin de calmer ce cœur qui s'était mit à tambouriner comme jamais il ne l'avait fait....quoique. Heureusement qu'il ait pu s'allonger pour se calmer, très perturbé par sa trouvaille, il reprit la médaille dans sa main, la serra très fort, senti comme un frisson, et après quelques minutes il s'assoupit, et fit un rêve ...
AG SG AG SG AG SG AG SG le tourbillon de ces lettres perturbait son sommeil. Son rêve virait au cauchemar. Il se réveilla d'un coup, les yeux agars, la bouche crispée, le front moite. SG ! Il était persuadé que c'était ses initiales : Sylvain Granget. Mais AG ? Il fit un effort de mémoire. Il fouilla au plus profond de sa mémoire. AG était-ce une femme ? Un homme ? Un adulte ? Un enfant ? Ou alors les initiales d'un pays ? D'une ville ? D'un endroit ? Pourquoi pas ? Il entreprit d'énoncer des prénoms commençant par la lettre A. Adèle, Annie, Aurore, Adrienne... Machinalement, il ne s'aperçut pas de suite qu'il énonçait des prénoms féminins. C'est lorsqu'il arriva à énoncer Aziyadé, l'héroïne de Pierre Loti qu'il se dit que c'était sans doute un prénom masculin. Il recommença. Alain, Adrien, Auguste, Antoine......
le 23/09/2024 à 15h22
André, Anatole ....Anatole ? Se relevant d'un bond qui lui valut une grimace due à ces articulations vieillissantes, Sylvain essuya son front transpirant de sueur mais de sueur froide car oui, il se souvenait maintenant....Anatole...
....combien d'années lui avaient-ils fallut pour oublier ou plutôt pour se faire oublier ...
le 23/09/2024 à 19h02
et sa mémoire revint ....lorsqu'il avait 15 ans, .il avait assisté à un assassinat et caché derrière les buissons il avait assisté à une violente dispute qui s'est mal terminée....
le 25/09/2024 à 21h36
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de tout cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue, ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
Sa vie passée dans cette résidence, certes cossue, mais vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible, des journées ponctuées par des allées et venues du personnel, personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car "son monde" lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille.
Son plaisir matinal, lorsqu'il prenait son petit déjeuner, était d'émietter sa brioche ou son pain, de ramasser les miettes dans son mouchoir puis de se rendre au jardin, sur le banc qui l'attendait. Alors, il s'asseyait et par magie une nuée d'oiseaux venait se poser près de lui en piaillant, marquant une impatience mais sûrement une joie de retrouver leur bienfaiteur. Les miettes jetées à la volée lui permettaient de participer au festin ponctué de battements d'ailes, de petits sauts rapides et de cris pour défendre une savoureuse becqueté.
Lorsqu'il replaça son mouchoir dans la poche de son manteau, ses doigts frôlèrent la boite d'allumettes... il l'a saisie.
Médaille donc qu'il saisit et qu'il se mit à regarder attentivement, d'où venait elle ? A qui appartenait elle ? A-t-elle était perdue ou jetée volontairement ? A force de la regarder un détail lui apparu .....
L'avers de la médaille représentait la Vierge Marie, l'Immaculée Conception. Le verso avait été soigneusement limé et des lettres avaient été gravées maladroitement, sans réel ordre ni harmonie dans la représentation. Il se leva, fit tomber du plat de la main les miettes de pain qui étaient prises sur son pantalon. Il retourna à son appartement, prit une loupe et entreprit la lecture des lettres gravées. Il pu lire "AG pour SG" suivi de deux petits cœurs.
Quelle était l'histoire de cette médaille qui apparemment reflétait un amour ? Cet amour était-il partagé ?
Tout à coup, il dut prendre une longue inspiration car malgré lui, son cœur s'était mit à s'emballer ! Étrange cette réaction, face à cette découverte ! Se sentant fatigué, il remit en place la médaille dans la boîte d'allumettes pour s'allonger afin de calmer ce cœur qui s'était mit à tambouriner comme jamais il ne l'avait fait....quoique. Heureusement qu'il ait pu s'allonger pour se calmer, très perturbé par sa trouvaille, il reprit la médaille dans sa main, la serra très fort, senti comme un frisson, et après quelques minutes il s'assoupit, et fit un rêve ...
AG SG AG SG AG SG AG SG le tourbillon de ces lettres perturbait son sommeil. Son rêve virait au cauchemar. Il se réveilla d'un coup, les yeux agars, la bouche crispée, le front moite. SG ! Il était persuadé que c'était ses initiales : Sylvain Granget. Mais AG ? Il fit un effort de mémoire. Il fouilla au plus profond de sa mémoire. AG était-ce une femme ? Un homme ? Un adulte ? Un enfant ? Ou alors les initiales d'un pays ? D'une ville ? D'un endroit ? Pourquoi pas ? Il entreprit d'énoncer des prénoms commençant par la lettre A. Adèle, Annie, Aurore, Adrienne... Machinalement, il ne s'aperçut pas de suite qu'il énonçait que des prénoms féminins. C'est lorsqu'il arriva à énoncer Aziyadé, l'héroïne de Pierre Loti qu'il se dit que AG c'était sans doute un prénom masculin. Il recommença. Alain, Adrien, Auguste, Antoine......André, Anatole ....Anatole ? Se relevant d'un bond qui lui valut une grimace due à ses articulations vieillissantes, Sylvain essuya son front transpirant de sueur mais de sueur froide car oui, il se souvenait maintenant....Anatole... Combien d'années lui avait-il fallu pour oublier ou plutôt pour se faire oublier ... et sa mémoire revint ....
Lorsqu'il avait 15 ans, .il avait assisté à un assassinat et caché derrière les buissons il avait assisté à une violente dispute qui s'était mal terminée.... Anatole, s'était son pote depuis la maternelle. Puis, après des affinités qui s'étaient précisées entre les deux garçons, ils devinrent des amis jusqu'à cette nuit où il fut le témoin de cette terrible affaire. Anatole se trouvait avec deux autres camarades. Ils chahutaient à trois, se bousculant, s'administrant de grandes claques dans le dos. Et puis vint vers eux ce garçon qui rentrait tranquillement chez lui. Ils le bousculèrent "pour jouer" diront-ils plus tard. Le plus âgé des trois lança sa jambe vers le visage de ce garçon qui, sous la force du coup, chuta, sa tête frappa violemment le sol. Il mourut dans l'ambulance. Anatole écopa d'une peine de 5 années de rétention dans un foyer spécialisé.
Sylvain se leva, le front plissé. Non cela ne collait pas avec la médaille. Les deux cœurs gravés l'interpellaient et n'avaient rien à voir avec Anatole. Non, il en était convaincu.
A force de triturer sa mémoire, Anastasia lui revient en mémoire. Anastasia la petite châtelaine ! Anastasia la belle blonde ! Il tremblait en se remémorant le visage de cette belle jeune fille qu'il connue lorsqu'il avait onze ans... Anatole et lui se la disputaient. Anastasia G. se souvint-il également.
le 30/09/2024 à 09h32
IN-CROY-ABLE ! Je pensais à ce même prénom que j'adore!
Anastasia....comme elle était mignonne avec ces boucles bondes qui virevoltaient autour de son visage mutin où des yeux malicieux vous regardaient d'un air de dire : alors chiche ou pas de me suivre ? Car, s'était une vraie aventurière et souvent avec Anatole nous nous faisions violence pour ne pas montrer nos appréhensions! Et dire que nous avions fait le serment par le sang....
le 02/10/2024 à 21h34
le 03/10/2024 à 20h53
Oui chenapan ? J'attendais le tour de dame
Bonsoir
En ramassant cette médaille qu'il plaça aussitôt dans la boîte d'allumettes au milieu de ses trouvailles, Sylvain Granget ne pensait pas un seul instant que sa vie allait basculer.
La boîte d'allumettes bien rangée au fond de la poche droite de son manteau contenait toutes sortes d'objets allant d'un coin d'une carte postale déchirée, trois pièces de monnaie rongées par les intempéries, un scarabée doré, des petits cailloux qu'il trouvait originaux et maintenant cette médaille qu'une feuille sèche dissimulait à peine sur le sol détrempé.
Sylvain Granget n'était pas un collectionneur patenté, ni même un fétichiste. Non, loin de tout cela. On pourrait dire de lui que c'était un original ou un "petit" marginal. D'ailleurs son superbe appartement dans une résidence cossue, ne laissait présager en rien cette phobie dans laquelle il se délectait.
Pourtant, cette médaille ramassée en ce premier jour de l'automne marquera un bouleversement dans l'histoire de sa Vie...
Sa vie passée dans cette résidence, certes cossue, mais vide de cris d'enfants car le logement qu'il occupait était une résidence de personnes âgées ; il y menait une vie paisible, des journées ponctuées par des allées et venues du personnel, personnel qui venait régulièrement lui proposer des activités qu'il refusait systématiquement car "son monde" lui suffisait jusqu'à la découverte de cette médaille.
Son plaisir matinal, lorsqu'il prenait son petit déjeuner, était d'émietter sa brioche ou son pain, de ramasser les miettes dans son mouchoir puis de se rendre au jardin, sur le banc qui l'attendait. Alors, il s'asseyait et par magie une nuée d'oiseaux venait se poser près de lui en piaillant, marquant une impatience mais sûrement une joie de retrouver leur bienfaiteur. Les miettes jetées à la volée lui permettaient de participer au festin ponctué de battements d'ailes, de petits sauts rapides et de cris pour défendre une savoureuse becqueté.
Lorsqu'il replaça son mouchoir dans la poche de son manteau, ses doigts frôlèrent la boite d'allumettes... il l'a saisie.
Médaille donc qu'il saisit et qu'il se mit à regarder attentivement, d'où venait elle ? A qui appartenait elle ? A-t-elle était perdue ou jetée volontairement ? A force de la regarder un détail lui apparu .....
L'avers de la médaille représentait la Vierge Marie, l'Immaculée Conception. Le verso avait été soigneusement limé et des lettres avaient été gravées maladroitement, sans réel ordre ni harmonie dans la représentation. Il se leva, fit tomber du plat de la main les miettes de pain qui étaient prises sur son pantalon. Il retourna à son appartement, prit une loupe et entreprit la lecture des lettres gravées. Il pu lire "AG pour SG" suivi de deux petits cœurs.
Quelle était l'histoire de cette médaille qui apparemment reflétait un amour ? Cet amour était-il partagé ?
Tout à coup, il dut prendre une longue inspiration car malgré lui, son cœur s'était mit à s'emballer ! Étrange cette réaction, face à cette découverte ! Se sentant fatigué, il remit en place la médaille dans la boîte d'allumettes pour s'allonger afin de calmer ce cœur qui s'était mit à tambouriner comme jamais il ne l'avait fait....quoique. Heureusement qu'il ait pu s'allonger pour se calmer, très perturbé par sa trouvaille, il reprit la médaille dans sa main, la serra très fort, senti comme un frisson, et après quelques minutes il s'assoupit, et fit un rêve ...
AG SG AG SG AG SG AG SG le tourbillon de ces lettres perturbait son sommeil. Son rêve virait au cauchemar. Il se réveilla d'un coup, les yeux agars, la bouche crispée, le front moite. SG ! Il était persuadé que c'était ses initiales : Sylvain Granget. Mais AG ? Il fit un effort de mémoire. Il fouilla au plus profond de sa mémoire. AG était-ce une femme ? Un homme ? Un adulte ? Un enfant ? Ou alors les initiales d'un pays ? D'une ville ? D'un endroit ? Pourquoi pas ? Il entreprit d'énoncer des prénoms commençant par la lettre A. Adèle, Annie, Aurore, Adrienne... Machinalement, il ne s'aperçut pas de suite qu'il énonçait que des prénoms féminins. C'est lorsqu'il arriva à énoncer Aziyadé, l'héroïne de Pierre Loti qu'il se dit que AG c'était sans doute un prénom masculin. Il recommença. Alain, Adrien, Auguste, Antoine......André, Anatole ....Anatole ? Se relevant d'un bond qui lui valut une grimace due à ses articulations vieillissantes, Sylvain essuya son front transpirant de sueur mais de sueur froide car oui, il se souvenait maintenant....Anatole... Combien d'années lui avait-il fallu pour oublier ou plutôt pour se faire oublier ... et sa mémoire revint ....
Lorsqu'il avait 15 ans, .il avait assisté à un assassinat et caché derrière les buissons il avait assisté à une violente dispute qui s'était mal terminée.... Anatole, s'était son pote depuis la maternelle. Puis, après des affinités qui s'étaient précisées entre les deux garçons, ils devinrent des amis jusqu'à cette nuit où il fut le témoin de cette terrible affaire. Anatole se trouvait avec deux autres camarades. Ils chahutaient à trois, se bousculant, s'administrant de grandes claques dans le dos. Et puis vint vers eux ce garçon qui rentrait tranquillement chez lui. Ils le bousculèrent "pour jouer" diront-ils plus tard. Le plus âgé des trois lança sa jambe vers le visage de ce garçon qui, sous la force du coup, chuta, sa tête frappa violemment le sol. Il mourut dans l'ambulance. Anatole écopa d'une peine de 5 années de rétention dans un foyer spécialisé.
Sylvain se leva, le front plissé. Non cela ne collait pas avec la médaille. Les deux cœurs gravés l'interpellaient et n'avaient rien à voir avec Anatole. Non, il en était convaincu.
A force de triturer sa mémoire, Anastasia se rappela à son souvenir. Anastasia la petite châtelaine ! Anastasia la belle blonde ! Il tremblait en se remémorant le visage de cette belle jeune fille qu'il connue lorsqu'il avait onze ans... Anatole et lui se la disputaient. Anastasia G. se souvint-il également. Anastasia....comme elle était mignonne avec ses boucles bondes qui virevoltaient autour de son visage mutin où des yeux malicieux vous regardaient d'un air de dire : alors chiche ou pas de me suivre ? Car, s'était une vraie aventurière et souvent avec Anatole ils se faisaient violence pour ne pas montrer leurs appréhensions ! Et dire qu'ils avaient fait le serment par le sang....
Il faisait chaud ce matin de leurs onze ans, au bord du ruisseau. Pieds nus dans l'eau jusqu'aux mollets, Sylvain souhaitaient pêcher des têtards et les donner à Anastasia. Ravie d'avoir ces petits animaux à la queue sans cesse en mouvement, elle avait hâte ensuite de les déposer dans son aquarium qu'elle réservait aux futures grenouilles. Elle regarda son ami placer les têtards nichés dans le creux de sa main. Elle fut prise d'un élan soudain en déposant sur la joue de Sylvain un petit baiser tendre mais furtif. C'était le premier. Il lui prit la main en disant :"Anastasia, tu es mon amoureuse. Je pique mon doigt avec ce caillou, tu veux bien faire pareil et mon sang rejoindra le tien ,". Une histoire d'amour naissait.
le 03/10/2024 à 21h02
Super
le 03/10/2024 à 22h52
Anastasia ne se fit pas prier, elle prit le caillou et d'un geste vif, elle piqua son doigt, le sang coulait et Sylvain tendrement lui pris la main et leur sang se mélangea, ils étaient unis, leurs regards ne se quittaient pas, afin d' arrêter le sang toujours avec leur mains nouées, ils les trempèrent dans l'eau, dans son autre main elle n'avait pas lâché les tétards ....