Et si on se faisait un petite histoire ? : discussion - Page 9
le 22/01/2018 à 19h17
Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande t'il ? Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky , euh....oui, oui bien sûr ! Pas de problème, répond l'autre garçon , demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire : oh c'est chouette, j'y serai! Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait du....
le 22/01/2018 à 23h06
Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande t'il ? Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky , euh....oui, oui bien sûr ! Pas de problème, répond l'autre garçon , demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire : oh c'est chouette, j'y serai! Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait du se méfier de cet excés de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli .......
le 25/01/2018 à 07h47
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit , c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux....
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait gifflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande t'il ? Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky .
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon , demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire .
- Oh c'est chouette, j'y serai! Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait du se méfier de cet excés de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir , celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école et oui, pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important c'est de....
le 25/01/2018 à 09h52
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit , c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux....
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait gifflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande t'il ? Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky .
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon , demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire .
- Oh c'est chouette, j'y serai! Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait du se méfier de cet excés de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir , celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école et oui, pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus ...
le 28/01/2018 à 17h33
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit : « c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux.... »
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait giflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande-t-il. Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky.
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon, demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire.
- Oh c'est chouette, j'y serai!
Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait dû se méfier de cet excès de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir, celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école. Pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus...
Le père de Bruno, Louis, commercial de métier, s’est absenté pendant quelques jours et il est heureux de revenir chez lui. Sa femme et son garçon lui ont terriblement manqué. Comme à chaque fois, il revient avec un cadeau pour sa femme et un pour Bruno. Le moment du souper resserre les liens familiaux.
- Alors Bruno, tout va bien mon chéri ?
- Oh papa, tu sais quoi ?
- Non, dis-le moi !
- Eh bien j’ai un nouveau copain. Il s’appelle Francky et il m’a invité demain au Bois Joli pour me présenter d’autres amis.
- Francky ? Ce n’est pas ce garçon qui avait été exclu trois jours de l’école ? C’était pour quelle raison déjà ? dit le père en fronçant les sourcils.
- Il avait insulté la maîtresse, répondit Bruno en chuchotant.
Louis jette un coup d'oeil à sa femme...
- Je ne veux absolument pas que tu ailles dans le bois avec ce gars là !
- Mais papa !
le 29/01/2018 à 14h49
- je te dis que non et je ne reviendrais pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête , lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père si il lui interdit de voir Bruno c'est que ....
le 29/01/2018 à 14h52
- je te dis que non et je ne reviendrais pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête , lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père si il lui interdit de voir Bruno c'est qu'elle sait quelque chose qu'elle ne peut lui confier...
Bruno, désemparé, part en courant dans sa chambre.
le 29/01/2018 à 14h58
et il a compris que ce n'est pas un garçon convenable et qu'il y a un sérieux problème et que ses parents ne lui pardonneraient pas s'il désobéissait pour aller rejoindre ce garçon dans les bois.
le 01/02/2018 à 08h29
le 01/02/2018 à 08h34
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit : « c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux.... »
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait giflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande-t-il. Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky.
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon, demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire.
- Oh c'est chouette, j'y serai!
Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait dû se méfier de cet excès de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir, celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école. Pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus...
Le père de Bruno, Louis, commercial de métier, s’est absenté pendant quelques jours et il est heureux de revenir chez lui. Sa femme et son garçon lui ont terriblement manqué. Comme à chaque fois, il revient avec un cadeau pour sa femme et un pour Bruno. Le moment du souper resserre les liens familiaux.
- Alors Bruno, tout va bien mon chéri ?
- Oh papa, tu sais quoi ?
- Non, dis-le moi !
- Eh bien j’ai un nouveau copain. Il s’appelle Francky et il m’a invité demain au Bois Joli pour me présenter d’autres amis.
- Francky ? Ce n’est pas ce garçon qui avait été exclu trois jours de l’école ? C’était pour quelle raison déjà ? dit le père en fronçant les sourcils.
- Il avait insulté la maîtresse, répondit Bruno en chuchotant.
Louis jette un coup d'oeil à Emmanuelle, sa femme...
- Je ne veux absolument pas que tu ailles dans le bois avec ce gars là !
- Mais papa !
- je te dis que non et je ne reviendrai pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête, lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père s’il lui interdit de voir Bruno c'est qu'elle sait quelque chose qu'elle ne peut lui confier... Bruno, désemparé, part en courant dans sa chambre. Il a compris que ce n'était pas un garçon convenable et qu'il y avait un sérieux problème. Ses parents ne lui pardonneraient pas s'il désobéissait pour aller rejoindre ce garçon dans les bois.
Seuls dans le salon, Louis s’approche d’Emmanuelle. Face à face, les yeux dans les yeux, il lui dit d’une voix douce mais ferme :
- Encore une fois, l’histoire nous rattrape, non ? Pourquoi n’as-tu pas voulu que l’on déménage une bonne fois pour toute ?
- Je ne sais pas dit Emmanuelle en baissant la tête d’une voix devenue lasse, des larmes dans les yeux.
- Tu vois où nous en sommes désormais ?
Il n’y a pas de la colère dans l’attitude de Louis. Ses épaules affaissées trahissent une fatalité et un épuisement moral qui couve depuis des années.
- Nous allons revoir ce déménagement. Je ne veux plus de cette situation. Je tiens à ce que la vie de Bruno, notre fils, soit préservée. Nous allons mettre de la distance entre ce garçon et lui.
Après une longue hésitation, il rajouta :
- Et puis comme cela nous mettrons également de la distance entre ce gamin et toi !...
le 02/02/2018 à 08h38
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit : « c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux.... »
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait giflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande-t-il. Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky.
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon, demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire.
- Oh c'est chouette, j'y serai!
Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait dû se méfier de cet excès de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir, celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école. Pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus...
Le père de Bruno, Louis, commercial de métier, s’est absenté pendant quelques jours et il est heureux de revenir chez lui. Sa femme et son garçon lui ont terriblement manqué. Comme à chaque fois, il revient avec un cadeau pour sa femme et un pour Bruno. Le moment du souper resserre les liens familiaux.
- Alors Bruno, tout va bien mon chéri ?
- Oh papa, tu sais quoi ?
- Non, dis-le moi !
- Eh bien j’ai un nouveau copain. Il s’appelle Francky et il m’a invité demain au Bois Joli pour me présenter d’autres amis.
- Francky ? Ce n’est pas ce garçon qui avait été exclu trois jours de l’école ? C’était pour quelle raison déjà ? dit le père en fronçant les sourcils.
- Il avait insulté la maîtresse, répondit Bruno en chuchotant.
Louis jette un coup d'oeil à Emmanuelle, sa femme...
- Je ne veux absolument pas que tu ailles dans le bois avec ce gars là !
- Mais papa !
- je te dis que non et je ne reviendrai pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête, lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père s’il lui interdit de voir Bruno c'est qu'elle sait quelque chose qu'elle ne peut lui confier... Bruno, désemparé, part en courant dans sa chambre. Il a compris que ce n'était pas un garçon convenable et qu'il y avait un sérieux problème. Ses parents ne lui pardonneraient pas s'il désobéissait pour aller rejoindre ce garçon dans les bois.
Seuls dans le salon, Louis s’approche d’Emmanuelle. Face à face, les yeux dans les yeux, il lui dit d’une voix douce mais ferme :
- Encore une fois, l’histoire nous rattrape, non ? Pourquoi n’as-tu pas voulu que l’on déménage une bonne fois pour toute ?
- Je ne sais pas dit Emmanuelle en baissant la tête d’une voix devenue lasse, des larmes dans les yeux.
- Tu vois où nous en sommes désormais ?
Il n’y a pas de la colère dans l’attitude de Louis. Ses épaules affaissées trahissent une fatalité et un épuisement moral qui couve depuis des années.
- Nous allons revoir ce déménagement. Je ne veux plus de cette situation. Je tiens à ce que la vie de Bruno, notre fils, soit préservée. Nous allons mettre de la distance entre ce garçon et lui.
Après une longue hésitation, il rajouta :
- Et puis comme cela nous mettrons également de la distance entre ce gamin et toi !...
Emmanuelle laisse couler des larmes...quelques fois la vie ne fait pas de cadeau ou alors si mais à quel prix ! Se ressaississant , elle essuie furtivement ses larmes , larmes que son mari n'a pas vu ou tout du moins feint d'ignorer.
Bruno est déchiré par la tristesse de sa femme, il l'aime, oh oui comme il l'aime ! Et c'est justement pour ça qu'il veut la préserver , elle et Bruno, leur fils adoré ......
le 02/02/2018 à 11h50
s'étant caché en haut de l'escalier, Bruno a tout entendu et a compris qu'il s'était passé quelque chose de très grave....
le 09/02/2018 à 09h01
le 09/02/2018 à 09h07
;
le 11/02/2018 à 17h00
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit : « c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux.... »
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait giflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande-t-il. Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky.
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon, demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire.
- Oh c'est chouette, j'y serai!
Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait dû se méfier de cet excès de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir, celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école. Pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus...
Le père de Bruno, Louis, commercial de métier, s’est absenté pendant quelques jours et il est heureux de revenir chez lui. Sa femme et son garçon lui ont terriblement manqué. Comme à chaque fois, il revient avec un cadeau pour sa femme et un pour Bruno. Le moment du souper resserre les liens familiaux.
- Alors Bruno, tout va bien mon chéri ?
- Oh papa, tu sais quoi ?
- Non, dis-le moi !
- Eh bien j’ai un nouveau copain. Il s’appelle Francky et il m’a invité demain au Bois Joli pour me présenter d’autres amis.
- Francky ? Ce n’est pas ce garçon qui avait été exclu trois jours de l’école ? C’était pour quelle raison déjà ? dit le père en fronçant les sourcils.
- Il avait insulté la maîtresse, répondit Bruno en chuchotant.
Louis jette un coup d'oeil à Emmanuelle, sa femme...
- Je ne veux absolument pas que tu ailles dans le bois avec ce gars là !
- Mais papa !
- je te dis que non et je ne reviendrai pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête, lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père s’il lui interdit de voir Bruno c'est qu'elle sait quelque chose qu'elle ne peut lui confier... Bruno, désemparé, part en courant dans sa chambre. Il a compris que ce n'était pas un garçon convenable et qu'il y avait un sérieux problème. Ses parents ne lui pardonneraient pas s'il désobéissait pour aller rejoindre ce garçon dans les bois.
Seuls dans le salon, Louis s’approche d’Emmanuelle. Face à face, les yeux dans les yeux, il lui dit d’une voix douce mais ferme :
- Encore une fois, l’histoire nous rattrape, non ? Pourquoi n’as-tu pas voulu que l’on déménage une bonne fois pour toute ?
- Je ne sais pas dit Emmanuelle en baissant la tête d’une voix devenue lasse, des larmes dans les yeux.
- Tu vois où nous en sommes désormais ?
Il n’y a pas de la colère dans l’attitude de Louis. Ses épaules affaissées trahissent une fatalité et un épuisement moral qui couve depuis des années.
- Nous allons revoir ce déménagement. Je ne veux plus de cette situation. Je tiens à ce que la vie de Bruno, notre fils, soit préservée. Nous allons mettre de la distance entre ce garçon et lui.
Après une longue hésitation, il rajouta :
- Et puis comme cela nous mettrons également de la distance entre ce gamin et toi !...
Emmanuelle laisse couler des larmes...quelquefois la vie ne fait pas de cadeau ou alors si, mais à quel prix ! Se ressaisissant, elle essuie furtivement ses larmes, larmes que son mari n'a pas vues ou tout du moins, feint d'ignorer. Bruno est déchiré par la tristesse de sa femme, il l'aime, oh oui comme il l'aime ! Et c'est justement pour ça qu'il veut la préserver, elle et Bruno, leur fils adoré ...... S'étant caché en haut de l'escalier, Bruno a tout entendu et a compris qu'il s'était passé quelque chose de très grave....
Le lendemain…
- Tu crois que l’on pourra ?
- T’inquiète !
- Faudra pas lui faire de mal, d’accord ?
- On verra !
Florian et Francky le méchant se dirigent vers le Bois Joli.
- T’as pris les cigarettes et les allumettes ? demanda Luc à Florian.
- Tiens, j’en ai trois.
- Ok c’est bien mon pote !
- Francky, tu me promets que tu ne lui feras pas de mal !
- Tu m’agaces et si tu n’es pas content, tu dégages !
Les deux garçons préparent leur mauvais coup. Bruno viendra tout naturellement. Francky sait pertinemment que Bruno aimerait être leur copain. Il faudra, pour cela, qu’il passe l’épreuve du feu. Ce qui n’est pas gagné. Francky est l’aîné de deux ans de Bruno et depuis quelques mois, il s’est juré d’avoir sa peau, de lui faire mal, comme lui-même a mal… Il a donné rendez-vous à son souffre douleur à 10 h. C’est dans 15 minutes. Il a largement le temps de préparer la cérémonie.
Un peu plus loin de la scène, un peu en retrait, un homme est assis sur un banc, un journal le dissimulant…C'est Louis, le père de Bruno...
le 11/02/2018 à 19h19
Il regarde les deux garçons et se doute qu'avec leurs mines de conspirateurs ,ils sont entrain de monter un mauvais coup .... Francky..ce gamin ...cette ombre au tableau de son bonheur...et Bruno qui est attiré comme un aimant , il ne pourra pas le protéger tout le temps !
Tout à coup, perdu dans ses pensées, il ne s'est pas apperçu que les garçons étaient partis ! Une sourde angoisse lui étreint la gorge , de quel coté sont ils partis ?? .....
le 11/02/2018 à 20h12
il regarde autour de lui, et n'est pas rassuré de les avoir vu comploter, et sans trop savoir l'endroit où Bruno va les rejoindre, il se dirige vers le bois joli....
le 15/02/2018 à 08h16
le 17/02/2018 à 21h22
Bruno ne trouve pas le sommeil. Sa maman l’a couché tôt pourtant. Mais il ne dort pas. Il triture depuis un long moment son lapin doudou, comme il le fait chaque soir pour s’endormir mais ce soir c’est difficile. L’image de ce garçon dans la cour qui l’a giflé lui revient sans cesse. Se défendre lorsque l’on a huit ans, ce n’est pas facile. Des larmes inondent ses yeux. Il voudrait tant dire son malheur à sa mère mais à quoi cela servirait-il puisse qu’il sait que l’autre recommencera même s’il est puni. C’est ce que pense Bruno. Il ferme les yeux et les larmes inondent l’oreiller. Dans un soupir il se dit : « Maman, écoute moi, je ne veux pas aller demain à l’école… ». Demain…c'est ce qu'il dira à sa maman...
Qu'a t'il donc fait pour mériter cela ? Il ne demandait rien, juste de se faire plein d'amis dans cette nouvelle école ! Dés le premier jour il a senti sur lui tous les regards se tourner et il s'est dit : « c'est normal je suis nouveau, oui nouveau et.....roux.... »
- As-tu bien dormi mon chéri ?
- Un peu bien, dit-il en évitant le regard de sa mère.
- On ne dit pas "un peu bien" mais un peu ou alors oui j'ai bien dormi, lui dit-elle en souriant.
- Maman ?
- Oui mon chéri.
- A l'école, les garçons m'appellent Poil de Carotte et un autre me dit que je suis roupette ! C'est quoi ça maman, roupette ?
- Oh mon chéri, ne prête pas attention à ce que l'on peut te dire. Ce n'est pas gentil de leur part et ne leur parle pas, évite les. D'accord ?
A la récréation, Bruno est assis le dos contre un arbre. Une brandille à la main, il joue avec les fourmis qui sortent d'un trou. Le garçon qui l'avait giflé la veille s'approche de lui.
- Et alors Roupette ? Tu te sens seul ? Tu veux te faire des amis ? Lui demande-t-il. Bruno, regarde étonné Franck surnommé Francky.
- Euh....oui, oui bien sûr !
- Pas de problème, répond l'autre garçon, demain après-midi rendez-vous au Bois Joli à 15h , on fera des cabanes , ok ?
Bruno très content lui fait un grand sourire.
- Oh c'est chouette, j'y serai!
Et c'est tout guilleret qu'il rentre en classe sans se retourner ...il aurait dû se méfier de cet excès de gentillesse à son égard et ne pas accepter d'aller au Bois joli car Francky le regarde s'éloigner avec un rictus qui en dit grand sur le piège qu'il a échafaudé. Il en sauterait presque joie ! Mais non, Francky, lui le caïd, doit se contenir, il a un rang à tenir, celui de chef de bande et c'est d'un pas chaloupé en roulant des épaules qu'il sort de l'école. Pas question de rentrer en classe, il a quelque chose à faire d'important, prévenir tous ces amis de venir le rejoindre demain à 15 h....et pas pour faire des cabanes comme il l'a proposé, mais pour attirer Bruno dans le bois, pour le ridiculiser un peu plus...
Le père de Bruno, Louis, commercial de métier, s’est absenté pendant quelques jours et il est heureux de revenir chez lui. Sa femme et son garçon lui ont terriblement manqué. Comme à chaque fois, il revient avec un cadeau pour sa femme et un pour Bruno. Le moment du souper resserre les liens familiaux.
- Alors Bruno, tout va bien mon chéri ?
- Oh papa, tu sais quoi ?
- Non, dis-le moi !
- Eh bien j’ai un nouveau copain. Il s’appelle Francky et il m’a invité demain au Bois Joli pour me présenter d’autres amis.
- Francky ? Ce n’est pas ce garçon qui avait été exclu trois jours de l’école ? C’était pour quelle raison déjà ? dit le père en fronçant les sourcils.
- Il avait insulté la maîtresse, répondit Bruno en chuchotant.
Louis jette un coup d'oeil à Emmanuelle, sa femme...
- Je ne veux absolument pas que tu ailles dans le bois avec ce gars là !
- Mais papa !
- je te dis que non et je ne reviendrai pas sur cette décision !
Bruno jette un coup d'oeil à sa mère mais celle-ci étrangement baisse la tête, lui toujours très complice avec cette dernière sent qu'il y a quelque chose et que son père s’il lui interdit de voir Bruno c'est qu'elle sait quelque chose qu'elle ne peut lui confier... Bruno, désemparé, part en courant dans sa chambre. Il a compris que ce n'était pas un garçon convenable et qu'il y avait un sérieux problème. Ses parents ne lui pardonneraient pas s'il désobéissait pour aller rejoindre ce garçon dans les bois.
Seuls dans le salon, Louis s’approche d’Emmanuelle. Face à face, les yeux dans les yeux, il lui dit d’une voix douce mais ferme :
- Encore une fois, l’histoire nous rattrape, non ? Pourquoi n’as-tu pas voulu que l’on déménage une bonne fois pour toute ?
- Je ne sais pas dit Emmanuelle en baissant la tête d’une voix devenue lasse, des larmes dans les yeux.
- Tu vois où nous en sommes désormais ?
Il n’y a pas de la colère dans l’attitude de Louis. Ses épaules affaissées trahissent une fatalité et un épuisement moral qui couve depuis des années.
- Nous allons revoir ce déménagement. Je ne veux plus de cette situation. Je tiens à ce que la vie de Bruno, notre fils, soit préservée. Nous allons mettre de la distance entre ce garçon et lui.
Après une longue hésitation, il rajouta :
- Et puis comme cela nous mettrons également de la distance entre ce gamin et toi !...
Emmanuelle laisse couler des larmes...quelquefois la vie ne fait pas de cadeau ou alors si, mais à quel prix ! Se ressaisissant, elle essuie furtivement ses larmes, larmes que son mari n'a pas vues ou tout du moins, feint d'ignorer. Bruno est déchiré par la tristesse de sa femme, il l'aime, oh oui comme il l'aime ! Et c'est justement pour ça qu'il veut la préserver, elle et Bruno, leur fils adoré ...... S'étant caché en haut de l'escalier, Bruno a tout entendu et a compris qu'il s'était passé quelque chose de très grave....
Le lendemain…
- Tu crois que l’on pourra ?
- T’inquiète !
- Faudra pas lui faire de mal, d’accord ?
- On verra !
Florian et Francky le méchant se dirigent vers le Bois Joli.
- T’as pris les cigarettes et les allumettes ? demanda Luc à Florian.
- Tiens, j’en ai trois.
- Ok c’est bien mon pote !
- Francky, tu me promets que tu ne lui feras pas de mal !
- Tu m’agaces et si tu n’es pas content, tu dégages !
Les deux garçons préparent leur mauvais coup. Bruno viendra tout naturellement. Francky sait pertinemment que Bruno aimerait être leur copain. Il faudra, pour cela, qu’il passe l’épreuve du feu. Ce qui n’est pas gagné. Francky est l’aîné de deux ans de Bruno et depuis quelques mois, il s’est juré d’avoir sa peau, de lui faire mal, comme lui-même a mal… Il a donné rendez-vous à son souffre douleur à 10 h. C’est dans 15 minutes. Il a largement le temps de préparer la cérémonie.
Un peu plus loin de la scène, un peu en retrait, un homme est assis sur un banc, un journal le dissimulant…C'est Louis, le père de Bruno...
Il regarde les deux garçons et se doute qu'avec leurs mines de conspirateurs, ils sont entrain de monter un mauvais coup ... Francky, ce gamin ...cette ombre au tableau de son bonheur...et Bruno qui est attiré comme un aimant, il ne pourra pas le protéger tout le temps ! Tout à coup, perdu dans ses pensées, il ne s'est pas aperçu que les garçons étaient partis ! Une sourde angoisse lui étreint la gorge, de quel côté sont ils partis ? Il regarde autour de lui et n'est pas rassuré de les avoir vu comploter. Sans trop savoir l'endroit où Bruno va les rejoindre, il se dirige vers le bois joli...
Cela fait 8 ans qu’Emmanuelle et Louis sont mariés. Bruno est arrivé très vite pour le bonheur de ses parents, couple sans histoire. Sauf que… Sauf que la vie ne préserve pas toujours une union, aussi sincère soit-elle. Emmanuelle avait connu un autre homme avant Louis. Rien de plus banal en soi. Cet homme, connu un soir, dans un bal. Elle était belle est fraîche, lui bel homme, sportif, jovial. Ils se sont plus, se sont aimés, se sont donnés l’un à l’autre. Un enfant est né, un garçon. Très rapidement, le père s’est accaparé son fils, laissant très peu de place à la mère dans l’éducation de l’enfant. Un jour, en revenant de son travail, Emmanuelle trouva la maison vide de tout occupant. Elle a longuement cherché son compagnon et son fils. Recherches vaines ! Une lettre posée sur le coin d’une table précisait : « Je pars et j’emmène mon fils ! Adieu ! ». Le père d’Emmanuelle lui avait lancé à la figure ces mots terribles : « Voilà ce que c’est que d’aimer un étranger ! Tu vois où cela te mène ? »…
Louis retrouve les enfants et les observe. Francky tient Bruno par les épaules comme le ferait un grand frère. Il lui parle mais Louis n’arrive pas à comprendre ce qu’ils se disent. Soudain…
le 18/02/2018 à 09h06
Soudain Francky se retourne, Louis a juste le temps de se baisser dans un buisson... Francky s'est retourné pour voir si ces deux acolytes arrivent et les voit s'approcher l'air de rien; Bruno tout à coup sent une sourde angoisse lui serrer la gorge , que font là Tom et Mathéo ? Mais les deux garçons approchent avec un sourire , ce qui rassure Bruno et c'est sur un ton enjoué que Francky propose :
- et si nous allions faire une cabane au bord du ruisseau ?
Les deux complices de Francky répondent à l'unisson qu'ils sont d'accord et Bruno rassuré par leurs enthousiasmes acquiesce à son tour...