Accueil des Justacotins : discussion - Page 1481
le 08/12/2019 à 22h19
Bonsoir, les Justa's ....dis voir
A tous une bonne nuit et à demain !

le 08/12/2019 à 22h35
Bonsoir et bonne nuit à tous.
Me voici donc de retour. Séparation difficile ce matin avec mes enfants. Ils ont commencé à tourner la page de ce terrible chapitre du livre de leur vie.
Pour moi, ce qui fut difficile c'est de les savoir seuls avec leur tristesse. Je viens de les avoir au téléphone. Ils m'ont dit que ma présence les avait rassurés et bien aidés.
Je vais aller me coucher car je me suis levé tôt et conduire sous la pluie c'est assez éprouvant.
44 ans
À demain les petits lapins I
le 08/12/2019 à 22h36
Bonne nuit joli Père Noël. As tu mon cadeau ?
le 08/12/2019 à 23h57
Ah , quel plaisir de vous lire !
Ma tablette n’a plus beaucoup de jus , donc je vous souhaite rapidement une bonne et douce nuit ! Faites de beaux rêves !
le 09/12/2019 à 00h41
Je vous souhaite une belle nuit avec plein de jolis rêves…
à demain !
le 09/12/2019 à 08h16
Alors ça ! Zavez entendu ? Le père Noël est québécois !
C'est avec cette information que je viens vous faire un bec pour vous saluer !
Coucou Lutinet , ça y est ? Tu l'as mis au jus ta tablette ?
Bonne semaine et bon lundi ,
le 09/12/2019 à 09h18
Bonjour à tous I
Faut que je fasse des courses ! Mon frigo est vide. Mes placards itou. C'est la desch !
Un bec des bécots. J'aime bien le bec moi et les bécots aussi. D'ailleurs, si vous en avez, je prends et sans modération encore.! Si vous le souhaitez, on peut en échanger aussi. Jusqu'à 11 h this morning, j'en donne 3 pour 1 ! Pas mal non ? Et des surchoix encore ! J'ai des langoureux, des galants, des farouches, des intrépides et même des investigateurs ! Qu'on se le dise !
Bonne journée les petits lapins I
Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah the foot!
le 09/12/2019 à 09h19
bonjour les amis !
merci pour le père Nowell
j'ai rêvé aussi mais c'était pas très agréable non plus…
il pleut sans arrêt et les robinets sont grands ouverts depuis cette nuit…..
bon lundi en espérant que tout va bien pour vous,
à toute à l'heure, et gros becs à vous toutes et tous !
…….
le 09/12/2019 à 09h32
Merci
le 09/12/2019 à 11h48
Bonjour,
je ne savais pas pour le Père Noël celle d'hier soir était bien jolie
Je suis allée faire mes courses tout de suite après le repas, peut-être la raison du peu de monde ...
A vous et
le 09/12/2019 à 13h26
Ne les prends surtout pas avec des pincettes,
le 09/12/2019 à 14h15
ah bon
le 09/12/2019 à 15h09
Un baiser ne se prend pas, il se vole avant qu'il ne se dérobe. Voilà madame !
le 09/12/2019 à 15h36
Petit cadeau de l'après midi
le 09/12/2019 à 17h14
Merci
Coucou les amis ,
le temps pluvieux et venteux ne nous a pas permis d’ aller au marché de Noël franco-allemand à Anglet , peut-être demain ? J’aurais bien envie de manger une choucroute avec des petites saucisses grillées de Franconie ...
Mon rhume est encore bien présent , je dois faire attention afin de ne pas attraper froid .
Mais il y a de quoi faire à la maison !
Je vais poursuivre ma décoration .
Bon après-midi, bonne soirée !
le 09/12/2019 à 17h31
Tu le voles toi
Je ne connaissais pas non plus cette chanson
Nous allons manger une choucroute bien sûr et une saucisse spéciale, je ne connais pas
le 09/12/2019 à 20h08
Mais tu parles de quoi
le 09/12/2019 à 20h28
Moi non plus, je ne connais pas cette jolie chanson, merci Oss comme toi,
le 09/12/2019 à 22h10
Bonsoir, que de vent et de pluie, aujourd'hui !! Vraiment un temps tristounet !
Bonne nuit les Justa's et à demain !

le 09/12/2019 à 22h38
Bonsoir et bonne nuit à tous
Pas de photo
J'ai connu un homme que j'ai profondément aimé. Un homme bon, simple, d'une grande gentillesse, généreux, doté d'une autorité naturelle, d'une grande force de caractère, un homme qui fit mon admiration, un Homme avec un grand H, mais que j'ai craint parfois. Cet homme, c'était mon père.
Aussi loin que peut remonter ma mémoire, je revois mon père qui, après son travail et après avoir fait sa toilette dans l'espace qui servait de buanderie et de salle de bain, sans chauffage ni eau chaude, me prenait par la main, me soulevait en l'air puis me reposait au sol pour me soulever encore et encore en riant de mes cris et de mon effroi. Ensuite, il me serrait contre lui et là, blotti contre son torse, plus rien ne comptait pour moi. J'étais dans une espèce de château fort où sa poitrine était mon donjon, ses bras puissants des murailles. Dans ses bras, je ne craignais plus rien ! J'étais aussi fort que lui. Il me tendait sa joue en me disant : "Fais un gros bisou à papa !" Je m'exécutais volontiers d'un gros baiser bien sonore mais cela ne lui suffisait pas. Un autre, un autre, encore un autre et moi je riais aux anges et à chaque fois, j'appuyais un peu plus fort mes lèvres sur ses joues, en entourant son cou de mes petits bras. "Tu m'aimes comment ? - De tout mon cœur de beurre !" Ensuite, il me prenait sur genoux pour me raconter une histoire de son cru, où le Petit Chaperon Rouge était ami du Petit Poucet, les trois petits cochons poursuivaient ce duo, le loup à leurs trousses. Il y avait un autre personnage de son invention, Pitchounette, un petit garçon à qui il arrivait mille et une aventures, le héros de ses histoires et je m'identifiais largement dans ce personnage partant à la conquête d'aventures, bravant l'ogre, le loup et le méchant arabe qui voulait m'emporter.
Mon père avait les yeux bleus, un bleu très pur et terrifiant. Il n'a jamais levé la main sur moi ou sur ma petite sœur. Par contre, lorsque à table, par exemple, nous étions dissipés, il s'arrêtait de manger, suspendant au bout de ses mains le va-et-vient de la fourchette et du couteau, établissant ainsi un silence dont nous comprenions aisément la signification. Alors, timidement, je tournais la tête vers mon père et l'éclat fixe de ses yeux m'intimait de cesser de suite notre jeu et qu'il n'y aurait pas de rappel.
Nous étions très complices tous les deux. Il m'emmenait souvent à la pêche. La veille du départ était pour moi un cérémonial dont je devais respecter la chronologie de ses faits et gestes : contrôler et préparer la caisse de couleur verte surmontée d'un couvercle et dans laquelle étaient rangés dans des casiers, les bobines de fil, les hameçons, les bouchons de liège, les ciseaux, deux couteaux et un large chiffon. J'étais fasciné par sa manière à monter les lignes et les hameçons. Dans un panier, ma mère devait placer le casse croûte et le repas froid. Nous partions tout de même la journée et il fallait se sustenter correctement !
Sur place, il fallait marcher sur des rochers plats, coupants et parfois glissants, ce dont j'essayais vaillamment de faire en évitant toutes chutes. Alors, malgré les paniers qu'il portait à bout de bras plus les cannes à pêche, il trouvait le moyen de s'accroupir, me faire asseoir sur ses épaules, se relever et rejoindre le lieu de pêche. Je me tenais à ses cheveux, conscient que je les tirais afin de contrôler mon équilibre. J'avais peur de lui faire mal. Je n'en menais pas large...
Il m'avait confectionné une canne pour attraper les crabes. Cette tâche que je prenais très au sérieux, me faisait enrager car les crabes que je taquinais avec un morceau de crevette accroché à un hameçon, étaient plus malin que moi et mon père riait de me voir faire.
Bien plus tard, dans mon adolescence, nous avions échappé de peu à un attentat. Une bombe piégée dans une sacoche de vélo a explosé juste à côté de nous deux. Nous devions notre salut à un énorme platane qui nous avait protégé des éclats... ainsi que ceux de la deuxième bombe qui explosa en face, de l'autre côté de la rue. J'avais perdu ce jour 4 de mes camarades de classe. Je le revois me cherchant dans la foule en panique et ses yeux embués lorsque j'ai pu le rejoindre.
J'ai vu mon père pleurer deux fois. Une première fois devant la tombe de sa maman et une deuxième fois sur le bateau qui nous arrachait de notre sol natal pour nous emmener en France, le 13 juin 1962.
Et puis je me suis marié, mon métier me faisait voyager et j'ai très peu vu mes parents. J'ai su qu'il souffrait de ne pas nous voir. Lorsqu'il est monté au ciel, j'ai eu ces mots pour lui : "nous nous reverrons mon papa chéri."
À demain les petits lapins, dormez bien !