Contes et Légendes... : discussion - Page 8
le 22/03/2023 à 14h26
et bien ! merci
le 22/03/2023 à 19h03
Beurk !!!
le 18/10/2023 à 00h22
AU SIECLE DERNIER LE MALIN EN SOLOGNE (Conte)
Depuis quelques minutes pendant que mon café commençait à chanter sur le coin de la cuisinière et alors qu'un marlot lui commençait à subler je regardait le ciel qui semblait bien vouloir nous apporter le soleil ce qui ne m'étonnait pas c'est ce que j' avais dit à Gustave hier au soir et le ciel ne m'avait pas trompé !
Gus était d'accord pour le marché de Romo en me disant : - Si c'que tu dis est vrai pour demain après ce vieux temps qui a bien bérouassé suis d'accord pour le marché j'y porterai qu'ecque laitues, des carottes j'va en faire un sac de 50 kg, des bottes de poireaux et la Rosine sera heureuse de se dégourdir les jambes.
Qu'on aille à la ville avec la carriole attelée à Rosine, sa jument, c'était bien aussi pour moi car notre brave ch'val avait passé les 20 ans et bien que toujours en forme l'était content de rester tranquille dans son écurie après les labours d'automne.
Parlement avec Madeleine hier soir avant de nous coucher et nous avions convenu de nous séparer du plus jeune de nos jollets et de quatre poules jeunes elles aussi et puis que, véritable coquatier j'emporterai les deux paniers d’œufs que je vendrai bien plus cher que c'que nous paye le ramasseur !
Choses dites choses faites et nous étions, dès le jour levé, Gus et moi déjà en route pour bien nous mettre au bon endroit sur l' marché !
Après la mise en place et le temps d'un cagnon accompagné d' une fillette (à deux!) et alors que le marché commençait tout juste déjà j'avais des propositions pour le jollet mais sans les poules et moi j' voulais que ce soit les cinq volailles ensemble car les poules sont moins faciles à vendre.
Vers les trois heures Gus avait tout vendu son apporté et me dit qu'il voulait rentrer.
Moi j'avais très bien vendu le jollet et les poules et un panier d’œufs m' restait un panier presque complet alors je suis resté car vers cinq heures les ouvrières de la grande fabrique qui sortaient de leur travail seraient, c'est sur, ben contentes de trouver encore des œufs d'un paysan du village « juste à coté » !
A 6 heures et demi m' restait pu que le panier vide alors un p'tit canon au café avant de prendre le chemin forestier derrière l'église de Lanthenay pour rentrer à l'ustau.
Nous étions déjà à jour failli et j'en avions pour deux p' tites heures sur ce rotte que je connaissais plus que bien alors salut les merles je vais vous accompagner et subler avec vous tout en marchant bien vite !
Encore une petite lieue à faire pour arriver lorsque j’aperçus, pas bien loin, semblant venir de la petite clairière, juste devant, une lumière vive et sautillante, diable me dis-je en m'accroupissant derrière les buissons !
Je m'approchais tout en restant bien caché et les yeux grands ouverts je découvris dans la clairière de bien jeunes rabatteuses qui semblaient apprendre la « sarabande » sous la direction du guiâble assis sur une souche.
J'ai ben cru rêver en voyant le malin me faire un clin d’œil... Pas demandé mon reste en me faisant ben p' tit j'ai pris l'autre chemin bien que plus long d'une lieue !
La Madeleine m'attendait et j' lui ai bien dit: - Mais c'est pas ma faute, j'ai vu le malin avec ses diablesses alors j'ai fait l' tour pas la « boulonnière ».
Heu là faut-y pas ! Me dit la Madeleine, que des mentes tout ça t'avais trop chopiné et tu as dormi et rêve tu n'es qu'un méniaud un vrai véniau !
En haussant les épaules je vidais sur la table toute les pièces de monnaie des poches de ma blouse et …. en écarquillant les yeux v' la t' y pas que tout aberlutés nous voyons quatre écus d'or mêlés à toutes les pièces.
La Madeleine était toute blanche et moi tout fier ! Bien sur que c'était le malin qui me remerciait de ne pas avoir dérangé la « sarabande » !
Après parlement la Madeleine dit : - Allons nous bauger et demain nous irons à Orléans voir un homme de la grande banque, mais surtout il faut nous taiser:
C'était vraiment des écus et ce fut pour nous un bien bon moment cette journée à la grande ville le banquier était content de nous racheter les écus, il a du faire une bonne affaire et nous nous n'avions jamais eu autant de billets en même temps dans les mains.
Bien sur nous avons continué nos activités toujours silencieux tout en s'offrant quelques bonnes choses et certains ont dit : -z' avez fait un héritage?
Avec la Madeleine nous n'avons plus jamais parlé du malin.
Domide 05.2023
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aberluté : ébloui
affouailler : effrayer
à jour failli : à la tombée de la nuit
bauger (se) : coucher (se)
bérouassé :bruiné
bouillée : buisson, bosquet
chouaux : chevaux
ch’val: cheval
cagnon : morceau de pain
coquassier : marchand de volailles
coquatier :marchand d’œufs et volailles
enverriner : ensorceler
guiâble : diable:
fillette : bouteille de 37,5 cl
gamberter : danser
heu là faut-y ! : exclamation désespérée
jollet : jeune coq
lieue de Sologne : 3,9 kilomètres
malin : diable
marlot : merle
méniaud : dadais
mente (une) : un mensonges
parlement : conversation
rabâteux/ rabâteuse : sorcier/sorcière
Romo : Romorantin
rotte : sentier
subler : siffler
taiser taire
ustau : maison, foyer
véniau : nigaud
le 18/10/2023 à 10h21
Alors là, j'ai A-DO-RÉ
le 18/10/2023 à 11h34
Bonjour
Je me joints à
le 18/10/2023 à 11h58
Sympa ! J'ai un peu "tiqué" sur la lecture de "la fillette" c'est drôle cette signification ! Merci pour ce partage
le 18/10/2023 à 21h09
Merci à vous
Je me suis bien amusé à écrire ce conte que j'avais commencé en mai
Bravo à toi Betty car certains mots ne sont pas forcément très faciles à comprendre et même par rapport au texte !
Alors Mababe le terme "fillette" est encore utilisé dans les villages de très nombreuses régions de notre pays (dont, par exemple, la Sologne, la Touraine et l' Anjou) avec aussi souvent la confusion avec une "chopine" qui elle a une contenance de 0,5 litre.
Il existe aussi fille pour une bouteille de vin bouchée (usité au XIX° siècle mais pratiquement disparu dans de nombreuses régions).
le 18/10/2023 à 22h41
Ma belle mère m'avait laissé (en héritage ? ), un livre de Claude Seignolle sur les contes du Limousin et Haut Poitou. Il faudra que je relise.
Merci
le 26/02/2025 à 17h56
Voici une légende que notre ami
Pour la « malebête » il en existe plusieurs de ces légendes dont une de Benjamin Fillon, cet érudit poitevin du XIX ème siècle.
Cette statue date du XV ème siècle, est-ce un chien, un loup, un ours ? les récits divergent !
En tout cas en voila ma version tirée des différents récits et je dis simplement « la bête ».
Nous sommes en plein folklore vendéen :
« Cette bête se baignait souvent dans un ruisseau dont elle sortait les poils très hérissés -d'ailleurs aujourd’hui encore ce ruisseau s'appelle le « Troussepoil » - et elle dévorait les vaches mais aussi les jeunes filles d'Angles.
L'ermite Martin après avoir prié et jeûné cinq jours réussi à passer un chapelet autour du cou de la bête puis rejoignit le village, avec elle toute docile.
Les jeunes filles se moquèrent de l'ermite Martin « -Père Martin vous êtes un berger du diable ! »
Pour punir leur insolence il fit monté la malebête jusqu'au pignon de l'église et la transforma en pierre en lui jetant un dernier sort « -Tu resteras ici pour l'éternité et tu ne vivras que de la beauté des filles d'Angles ». Aussitôt les filles assemblées qui regardaient la malebête se sentir devenir laides !
Ainsi toutes les filles qui regardaient la malebête devenaient laides !
Aujourd'hui l'on pénètre dans l'église pas une porte latérale, qu'un curé plus malin a fait percer pour que les filles échappent au regard de la malebête.
La « malebête » une légende ? Peut-être, peut-être...
Merci
le 26/02/2025 à 18h34
merci
j'aime beaucoup cette légende et super bien racontée !
le 26/02/2025 à 21h04
Merci
Je n'aurais pas compris grand-chose sans la traduction !
Et merci
le 27/05/2025 à 07h57
Bonjour et voici une légende ou peut-être une véritable histoire...du village où habite mon fils.

Les fontaines de la mort ????☠️
Une région de pierre à cupules.
Il existe une grande quantité de blocs erratiques au pied et sur les flancs du Jura. Du Fort l'écluse jusqu'à Divonne en comprenant presque tout le bassin lémanique, le terrain se compose presque entièrement de terres glaciaires ces blocs en sont les témoins les plus visibles. Ces roches composées presque toujours en gneiss, chistes chloriteux et mitacés plus rarement en granit ou en quartz. Ces débris des Alpes proviennent principalement du Valais et ces blocs sont étrangement posés ça et là dans les champs et les forêts. Ces roches sont parfois pleine de légendes et de superstisions comme la pierre du Paray à St Jean de Gonville ou la pierre Branlante de Peron. Certaines sont sculptés par pensait t'on au début du XXème siècle, des hommes préhistoriques. Elles portent parfois des noms étranges et d'autres n'ont même pas de nom mais elles étaient souvent sacrées et respectées comme des monuments druidiques par nos ancêtres.
Des pierres sourcières.
Lorsque l'on étudie ces pierres, l'on constate que très souvent à proximité, l'on trouve des sources appelées fontaines par les habitants du pays. C'est un mystère qui reste entier encore aujourd'hui car les scientifiques ne l'explique pas. Les derniers travaux de ces scientifiques mentionnent régulièrement une source à proximité sans avoir de lien probant avec les pierres du Valais. Comment peut on avoir près de ces monuments de la nature des sources toujours à moins de 300m ? Un hasard probablement, car c'est lors de la fonte du glacier du Rhône que ces pierres ont été déposées de part en part du pays. Mais les habitants de la région y voyaient comme un présage...
La source mortelle de la Lie à Peron.
A Peron, ces sources proches des pierres à cupules (pierres gravées par des hommes d'époques lointaines), étaient craintes. Au lieu-dit la Penaz, dans les hauteurs de la commune, proche du Monts, il existe deux fontaines à proximité d'une pierre gravée d'une croix appelée "La Penaz". L'une à 300m et l'autre à 100m environ à l'Ouest de la roche. Ces sources ou fontaines comme disait les anciens, se nomment fontaines de la Lie. D'après de vieux témoignages de l'époque, de nombreuses personnes ou animaux voulant boire à la source sont mortes subitement. Les bergers ou les gens du pays voulant se rafraîchir l'été ont été pris de frissons quelques minutes après avoir bu l'eau et sont toutes décédés dans l'heure qui suivie.
Les autrichiens en paieront le prix fort.
En juin 1814, lors des guerres napoléonniennes, les autrichiens envahirent le Pays de Gex. Une résistance à l'invasion par de courageux soldats français se poursuivait sur les sommets du Jura gessien. Une garnison française se trouvait au chalet du Gralet sur la commune de Peron repoussa l'ennemi. Les autrichiens voulaient les déloger pour atteindre le Fort l'écluse par les crêtes. Ces combats furent acharnés et les autrichiens défaits sont redescendus de la montagne en passant par les fontaines de la Lie. En plein mois de juin ils avaient très soif et ils eurent la mauvaise idée de boire dans la fontaine de la Lie. La légende raconte qu'une dizaine de soldats autrichiens sont morts après avoir bu l'eau de la source. Ils furent tous enterrés près de la fontaine sous un châtaignier qui existait encore au début du XXème siècle. Cette source de la lie était appelée après 1815 source des autrichiens.
Vérité ou légende, la réputation des fontaines de la Lie est bien établie parmi la population de Peron. Pendant des siècles il était quasiment impossible à un habitant de Peron de lui faire tremper les lèvres dans cette eau maudite. Mais certains habitants pensaient que quelqu'un de la commune connaissant bien les lieux, aurait pu aussi empoissonner l'eau de la Fontaine de la Lie sachant que les autrichiens passeraient automatiquement par là.
Gaetan de Noblet .
le 27/05/2025 à 09h01
Bonjour
Grand merci
le 27/05/2025 à 09h11
Avec plaisir
le 27/05/2025 à 11h31
bonjour,
oui j'ai super bien aimé aussi....merci
le 27/05/2025 à 13h57
Merci
le 25/06/2025 à 08h59
Légende du Pays de Gex :
La légende de Pré-Bouillet à Farges
Construite au début du XIXème siècle la ferme de Pré-Bouillet au dessus de Farges, par le Col du Sac, abritait une modeste famille d'agriculteurs vers 1850.

Cette famille avait une petite fille de 6 ans qui avait pour habitude d'aller "rappercher" les vaches le soir pour qu'elles aillent à la traite.
C'était courant à cette époque que les enfants parfois appelé des "boubs" allaient chercher les vaches dans les immenses pâturages afin qu'elles regagnent leur étable le soir.
Un soir comme les autres elle pris sa lanterne pour chercher les vaches car la nuit allait tomber. Ses parents se sont inquiété rapidement ne la voyant pas revenir. Ils partirent à sa recherche dans les champs et dans les bois environnant. Ils ont vite compris que quelque chose de grave se passait.
Le lendemain matin tout le village de Farges et ses environs sont avertis de la disparition. Les recherches se poursuivent pendant plusieurs jours. Ni la petite fille ni la lanterne se seront retrouvés.
Personne se saura ce qui s'est passé, la petite fille disparue à tout jamais.
Plusieurs hypothèses sont possibles, elle a pu tombée dans un des nombreux gouffre de la montagne, ou attaqué par des loups ou des ours nombreux dans nos forêts à cette époque.
Presque un siècle plus tard, dans les années 1940, l'armée allemande tente de garder le contrôle du Pays de Gex notamment sur les chalets d'alpages souvent occupés par la résistance. C'est ainsi que des soldats allemands prennent position à Pré-Bouillet en vue de tendre une embuscade au chalet du Gralet contrôlé par des résistants.
Un soir, des soldats allemands mangent et boivent plus que de raison dans la cuisine du chalet de Pré-Bouillet. Un des soldats apercoit par la fenêtre de la cuisine une lanterne au loin dans la forêt. Croyant être attaqué par des résistants, l'un des soldats prend son arme et tire par la fenêtre sur la lumière dehors.
Au pas de charge ils courent tous dans la forêt pour traquer les résistants présumé.
Mais les allemands vont chercher partout sans trouver personne.
C'est ainsi que selon la légende la petite fille réapparaît certains soirs avec sa lanterne près du chalet de Pré-Bouillet pour hanter les lieux.
Source anonyme d'un ancien de Farges.

le 25/06/2025 à 10h51
c'est une très belle légende
le 26/06/2025 à 08h02
Merci
le 31/08/2025 à 20h08
La légende de Malcombe
Dans un précédant article nous parlions déjà de cette combe isolée et solitaire qui se trouve sur la route de la Faucille menant aux Rousses. Ce lieu-dit appartient à la commune de Divonne-les-Bains, non loin de la source de la Valserine, proche de la Dôle et c'est précisément ici dans ce virage dangereux de Malcombe qu'avait eu lieu le premier accident automobile du Pays de Gex le 31 juillet 1904, sujet de l'article justement. Mais une ancienne légende existe dans ce lieu que les gessiens disaient maudit !
Les derniers habitants de Malcombe
A la fin du XIXème siècle, les autorités décidèrent de construire une maison au bord de la RN5 entre la Faucille et le Tabagnoz dans une combe isolée appelé Malcombe pour héberger les ouvriers des ponts et chaussées qui entretenaient la route. A cette époque, sans goudron, la route s'abimait vite et six mois par an il fallait déneiger à cheval, c'est pourquoi des employés étaient constamment sur place pour entretenir une vingtaine de kilomètres entre le Tabagnoz et la Faucille s'étalant sur les communes de Divonne, Mijoux et Gex.
Isolée, sans eau et sans électricité cette maison austère des ponts et chaussées n'avait plus beaucoup de prétendant durant l'entre-deux-guerres. Mais en 1930, Rose Chevassus et son mari originaires de Mijoux, s'installèrent à Malcombe. M. Chevassus sera le dernier employé des ponts et chaussées à entretenir la RN5 jusqu'à leur départ en 1940 dans des conditions difficiles pour l'époque.
Aujourd'hui il ne reste que la cave de la maison, les allemands brûlèrent cette bâtisse le 21 août 1944 lors de leur départ précipité du Pays de Gex.

Malcombe le rdv des bergers
Au XIXème et au début du XXème siècle c'est à Malcombe que les bergers apportaient leurs fromages sur le bord de la route. Après avoir conclus la vente, les bords de la RN5 était remplis d'une épaisse couche de paille pour entreposer les meules de fromages empilées tout du long, approvisionnés par les chalets des environs. Les chevaux avec le char venaient chercher les meules de Comté pour la livraison dans les fromageries de la région principalement sur Gex, Genève, les Rousses et Lons le Saunier.
La maison maudite

Bien avant la maison des ponts et chaussées, bien avant le bal des bergers et des meules de Comté, Malcombe abritait une légende oubliée depuis fort longtemps. Au XIVème siècle, lorsque l'on s'aventurait sur cette route, on rencontrait une maison isolée d'un temps reculé. Sa toiture disjointe, ses murs dégradés laissaient pénétrer le vent et la pluie lors de la mauvaise saison. Cette sinistre masure qui tenait debout comme dans un effort suprême n'offrait plus l'hospitalité aux voyageurs depuis bien longtemps.
Mal-Combe
L'endroit étrange ou fut construit cette maison était appelé par les montagnards Maison Maudite puis plus tard Mal Combe voulant dire mauvaise combe. Tout autour que des champs et des bois sombre. Les gens de la région prévenaient les voyageurs sans guide qu'il faillait contourner la maison maudite pour aller en direction de la Dôle ou de la Franche-Comté. Des crimes avaient frappé l'épouvante des gessiens et des jurassiens qui ne manquaient pas de dire : "Prenez garde à la maison maudite !".
En effet au moyen-âge les brigands et les assassins se cachaient des autorités dans ses forêts et de nombreux crimes de voyageurs avaient eu lieu.
Des esprits malins
Longtemps on a cru que les esprits des malheureuses victimes qui avaient trouvé la mort à Malcombe revenaient la nuit et malheur aux passants qui avaient l'imprudence de frapper à la porte de la maison pour demander l'hospitalité, on ne les revoyaient plus jamais ! Les esprits se vengeaient et trainaient les corps dans le fond de la combe. Cette croyance supersticieuse était si forte et si répandue dans le Haut-Jura et le Pays de Gex qu'il fallut plusieurs siècles pour la détruire.
Une légende comme punition
Tout le monde à Gex rajoutait son grain sel à cette superstition, chacun connaissait quelqu'un a qui la légende était arrivée. Certains montagnards et bergers crédules racontaient ces histoires comme une légende bien réelle. Les savoyards envahissent le Pays de Gex en 1353 et ils stationnent au château de Gex et à celui de Florimont. La légende arrive aux oreilles des soldats du Duc de Savoie et on leur parlaient des histoires sordides qui se seraient passé à la maison maudite.
Les soldats du Duc Amédée de Savoie rirent de la crédulité des bourgeois de Gex. Quelques soldats voulant prouver que Malcombe n'était absolument pas maudit se rendirent sur les lieux. Mais le groupe de soldats va se perdre dans les profondes forêts du Col de la Faucille. Et comme leurs cadavres ne furent jamais retrouvés les gessiens ne manquaient pas de dire bien haut " Que les soudards de la Maison de Savoie avaient eu grand tort de se moquer de leurs sages avis et que les esprits de la maison maudite ne lâchaient jamais leur proie !"
La réalité de Malcombe
Au moyen-âge, il était effectivemment dangereux de traverser le Col de la Faucille car de nombreux assassins et de nombreux pilleurs se cachaient dans ses forêts. Ces histoires de crimes alimentaient les légendes de sorciers, d'esprits, de fées maléfiques ou de monstres imaginaires comme la Vouivre. Non loin de Malcombe, en face côté Jura, la forêt du Massacre avait aussi son histoire et ses légendes. Des mercenaires italiens environ 600 furent massacrés en 1535 par les savoyards au XVIème siècle ce qui donna le nom de cette forêt appelé autrefois la Frasse puis devenu après cette boucherie forêt du Massacre. Toutes ces histoires marqueront les habitants de la région pendant plusieurs siècles avec de nombreuses légendes d'esprits de soldats morts.