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Le Docétisme : discussion

Oss
Oss le 21/02/2017 à 17h42
Au cours de ma visite de l’abbaye de Boscodon, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec le frère
Dominique Cerbelaud qui nous parlait de docétisme (du grec dokéin = paraître, sembler).

Le docétisme est une pensée hérétique qui a vu le jour dans le christianisme dès le 1er siècle. Il est dit, dans cette pensée, qu’au cours de sa vie terrestre, le Christ n’avait pas un corps réel mais seulement un corps apparent, comme celui d’un fantôme. Il participait à la vie des populations, se mélangeait à eux mais son corps n’avait rien de charnel.

Un peu plus tard, au deuxième siècle, Les gnostiques (du grec gnosis = connaissance révélée), proposent à leurs initiés une voie vers le salut par la connaissance de certaines vérités cachées sur Dieu, le monde et l'homme ; ils enseignent que la matière est mauvaise, que c’est le mal, et c’est là un point important de leur doctrine. Durant ce même siècle, le terme de docétisme apparaît pour la première fois. Etait-ce le fait d’une secte ou une opinion assez répandue ? On ne le sait pas trop. Tant et si bien que le sujet commence à se manifester dans les temples et les édifices religieux : certains admettent que Dieu s’est réincarné mais pas qu’il ait souffert. Il ne pouvait pas souffrir et il aurait demandé à l’un de ses apôtres, Judas ou Simon, de prendre sa place sur la croix pour que les personnes présentent à la crucifixion puissent voir un homme souffrir réellement. D’autres admettent que le Christ avait un corps céleste et éthéré incapable de connaître les souffrances humaines.

Dans ce dualisme émergeant, une pensée philosophique démontre que la matière n’est qu’un simple support, une substance inférieure à l’esprit. Autrement dit le corps (la matière) est inférieure à la pensée (l’esprit). Les docétes affirment donc que Dieu ne peut être associé à la matière et refuse de prendre pour acte l’Evangile de Saint Jean : « la Parole se fit chair ». Ils affirment en outre que le Christ naquit sans aucune participation à la matière et que toutes ses souffrances et ses actes, y compris la crucifixion, ne furent que des apparences ! Donc, ils remettent en question la Résurrection et l’Ascension.

Bien évidemment, ce courant de pensée rencontre une forte opposition chez les premiers écrivains chrétiens. Ils opposent aux arguments des docètes le fait que le Christ se soit montré d'une façon purement apparente : « ce n'est pas en apparence, mais en toute réalité et vérité, qu'ont eu lieu les faits que nous venons de dire ».

Les débats sont ouverts parmi les chercheurs quant à la réalité que recouvre le terme docétisme. Ce terme est le plus employé par les théologiens et/ou chercheurs. Ils se basent, pour argumenter leurs propos que sur le mot même « dokein », en précisant ainsi que les conceptions christologiques qui affirment que la souffrance de Jésus Christ n’est qu'une illusion.

Qu’est-ce donc que l’Humanité ? Interrogeons-nous un instant. Le corps humain est temporaire, l'esprit est éternel – et on rejoint par là même notre propos sur les septaines. La boucle serait-elle bouclée ? Le corps du Christ était-il une illusion et sa crucifixion également ? Doit-on croire en la résurrection des morts ? Dans les septaines, nous disions que la résurrection existait bien. Mais il s’agissait là de la résurrection de l’esprit qui vient chercher, prendre possession, un corps pour accomplir son destin, son karma. Rappelez-vous également que je vous disais que l’on choisissait ses parents pour accomplir notre destin. Donc le corps que nous laissons, qui sera enterré ou brûlé, ne ressuscitera pas. A notre retour sur terre, nous « habiterons » un nouveau corps.

Voilà donc un large débat que je me permets de soumettre à votre sagacité. Ce n'est qu'un simple propos, qu'une seule interrogation mais le sujet est très vaste. Que l’on soit croyant ou pas, que l’on fasse ses prières du soir, fervent pratiquant ou athée, l’on peut s’intéresser à nos religions. Admettons tout de même que le Christ était un sacré bonhomme (pardon Seigneur !). Et de Moïse à Bouddha, seul Mahomet possédait un sabre…

Maintenant, que le Christ ait souffert sur la croix pour expier nos souffrances, chacun aura son propre jugement… car, hélas, nos souffrances sont bien réelles…
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Secretdenfan
Secretdenfan 21/02/2017 à 18h30

Cher OSS,

Tes pensées sont toujours profondes, que ce soit dans tes avis et au fil des discussions. Rien que pour cela, je te remercie à mon tour profondément, tu m'invites à la réflexion.

Je m'excuse si je dévie un peu du sujet, auquel je vais tenter de répondre.

Je ne sais pas si la vie existe après la mort, mais j'ai toujours aimé l'idée. Peut être parce que je crois aux phénomènes paranormaux et mystiques de ce monde, et qu'il me parait des plus absurdes que tout s'arrête au moment où nous rendons notre dernier souffle.

Par contre, ce qui m'interpelle beaucoup plus, et me tourmente régulièrement, c'est la loterie et la sélection naturelle qu'impose la vie.
Entre hasard, destinée, mélange des deux, déterminisme, fatalité, chacun ira de sa conviction...
Mais comme le disait Sartre, la vie est absurde au possible, et quoi de plus évident que ce concept clé. Pourquoi des gens de tout âge vont périr dans un attentat, un accident d'avion, une maladie soudaine, alors que d'autres vont vivre vieux et échapperont aux aléas de la mort ?
Il y'a tellement de choses qui semblent prédéterminées qu'il me parait peu probable de croire en une simple forme de hasard : à mes yeux, tout semble déjà écrit une fois qu'on naît, et nous n'avons pas vraiment d'influence sur cela.
Un simple exemple : ma fille est née avec le syndrome de williams beuren, une chance sur 10 000. Pourquoi elle et pas une autre? Personne ne le sait, c'est ainsi, point et il faut avancer.

Alors oui, docétisme, pas docétisme, de toute façon, nous ne pourrons jamais vraiment le savoir. Tout ce qui relève du mystique et des croyances est en soi. On peut en discuter, confronter les idées, les concepts, il n'empêche que cela ne changera pas grand chose effectivement à nos aléas, souffrances, joies et turbulences du quotidien.

En tout cas, la question que l'on peut se poser, si Dieu existe, c'est de savoir pourquoi il laisse ce monde ainsi, en état, avec des guerres, des attentats, tant d'inégalités. Le monde n'a jamais été aussi gris, instable, et on vit une génération sombre.
Au moins, on a la chance de vivre dans un pays développé, et de jouir de bien nombreux services. Mais pour combien de temps, au regard du gachis planétaire engendré par l'homme?

Tant de questions, et de tentatives modestes de réponse....

Bien à vous,

Mickaël

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Bettyoups
Bettyoups 21/02/2017 à 19h02

Oui vaste débat; je ne crois pas qu'il y ai un dieu ou quelque chose et je ne crois pas non plus à une vie après la mort, maintenant je respecte complètement les personnes qui croient en tout ceci et si ça les aides donc tant mieux.
Je pense que la bêtise humaine fait que telle ou telle personne fera du mal autour de lui, l'homme est influencé toute sa vie par ce qu'il se passe autour de lui,voyez comme nous sommes des moutons face aux lois que l'on nous impose. ..
Je suis d'accord sur le fait que docetisme ou pas, ça ne changera rien au monde dans lequel nous vivons.
Merci Oss .

  • Ambassadeur
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Oss
Oss 21/02/2017 à 19h21

Secretdenfan, je te recommande de lire mon propos sur les septaines à la rubrique discussions "Croyez-vous au hasard ?". Nous pourrons en reparler et, si tu ne l'as pas encore lu, tu auras sûrement des réponses à tes questions. En deux mots pour t'encourager à lire ce propos. Notre vie est divisée en neuf septaines de 7 ans chacune, soit 9 x 7 = 63 ans. A chacune de ces septaines de 0 à 7 ans, de 7 à 14 ans,etc... correspond une étape de notre vie et une ascension logique dans l'éveil à la vie, l'éducation, l'apprentissage et la responsabilité.

A notre arrivée, nous sommes munis d'une "feuille de route", le karma (ou la destinée), préparé dans la vie céleste, que nous suivrons tout au long de notre vie. Au delà des 63 ans, ils n'y a plus de septaine mais une préparation à notre "Départ" puis à notre "Sagesse" et enfin le "Retour". C'est à partir de cet âge que l'on se tourne vers les autres, qu'on aide et que l'on tend la main.

Prend le temps de lire calmement, fais-toi des copies en un recueil qui te servira. Ta fille qui présente un handicap est pour elle une épreuve choisie dès son départ de la vie céleste et à son arrivée à la vie terrestre. Elle ne le sait pas elle-même car elle n'en a aucune souvenance de ce choix, mais ce n'est pas elle qui est malade, c'est son corps. Il est important pour vous parents d'un handicapé de bien comprendre cet état de fait. Son corps est malade mais elle, son esprit est intact et même, parfois, il est supérieur au nôtre car justement sa maladie peut être pour nous bien portants une formidable leçon de courage et d'abnégation.

Rien ne nous dit qu'un handicapé de naissance n'est pas heureux dans son état. Ne voyons-nous pas chaque jour des handicapés lourds (trisomiques et autres), nous donner de belles leçons de vie ? Ils ont toujours le sourire. Ils vont volontiers dans les bras d'un "bien portant" (trop peut être pour certains individus malfaisants...), et nous communiquent cette chaleur que eux seuls savent le faire.

La vie humaine est faite de cycles et notre existence est parsemée de grands rendez-vous avec des situations, des êtres et des évènements dramatiques ou joyeux, quji demeurent un mystère. Il n'y a pas de hasard : il n'y a que des rendez-vous.

Tu ne sais pas et ton épouse non plus, si vous n'aviez pas souhaité, à votre départ de votre vie céleste, d'avoir cet enfant. De même, comme je l'ai dit plus haut, cet enfant a peut-être souhaité de venir avec cet handicap parce que pour elle, pour vous, c'est une épreuve nécessaire, une étape nécessaire dans le cheminement de votre vie, pour justement repartir enrichis de cette vie terrestre pour "Grandir" dans l'échelle de votre esprit et revenir pour un autre cycle plus "riche" plus merveilleux pour chacun d'entre-vous.

J'ai perdu mon épouse il y a bientôt quatre ans (déjà !). Ce fut un terrible déchirement et difficle, très difficile de s'en remettre. Un an plus tard, j'ai émergé, j'ai accepté, j'ai réflêchis et quelqu'un m'a tendu la main. Je ne l'attendais pas mais pas du tout alors. Cette personne m'a été envoyée, on l'a mise sur mon chemin. Et puis quelques semaines plus tard, on m'a envoyé une adresse, celle de Justacoté. Et depuis, je peux dire que je suis heureux ; je discute avec de parfaits inconnus (enfin pas tous car j'ai fait la connaissance de quelques uns...), je ris, je plaisante, je m'amuse. Mais je n'oublie pas pour autant 45 années de mariage, de souvenirs et de jours heureux et difficiles parfois. Je ne me culpabilise plus. Mon premier article traite du cancer du sein. J'ai reçu de la part de lectrices du site de merveilleux témoignages. Tu peux le lire dans les discussions à la rubrique "Cancer du sein".

Alors cher Mickael, la vie vaut le coup d'être vécue, crois-moi. J'ai l'âge pour te le dire. Aime et aide ta fille du mieux possible. C'est ton karma et celui de ton épouse. Note que je dis pas c'est ta charge. C'est ton karma, c'est ta feuille de route. Ne regarde pas et ne vous comparez pas aux autres. Eux également ont leur karma et ils font avec. Par contre, crois en la Vie, crois en des lendemains meilleurs pour ta famille. Et si des épreuves surgissent encore pour vous, ils faudra les accepter car elles vous sont envoyées pour vous aider à préparer votre Renouveau.

Courage

  • Ambassadeur
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Mababe
Mababe 22/02/2017 à 09h49

Oui, comme le dit Maliko, voici un bien vaste débat basé sur des croyances, certes... Mais le sujet m'interpelle tous comme celui du "hasard".
Justement, je me pose la même question que Secretdenfan : pourquoi est-on plus chanceux qu'un autre concernant la santé par exemple ? Et à commencer par notre "lieu de naissance" (Pays industrialisés Vs/Afrique noire par exemple), il y a là comme une pré-sélection d'individus susceptibles de vivre mieux et de manière plus confortable que d'autres...

  • Équipe Justacoté
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Oss
Oss 22/02/2017 à 10h17

Qui te dis que tu n'as pas déjà vécu dans de tels pays ou endroits et dans lesquels tu étais très mal ? En cet instant précis tu vis dans un confort relatif, bien entourée mais il est possible que dans ta vie actuelle ce ne fut pas toujours le cas. Ces aléas, tu les as peut être surmontés. Mais, sans doute également, ils furent peut être les restes non règlés d'un passé lointain et tu es revenue pour les finir.

Autrement rien ne t'empêche de te dire que tu as vécu ailleurs il y a très longtemps en souffrance, dans des pays difficiles.

Des expériences de retour en arrière sont réalisées grâce à l'hypnose notamment. Les patients qui subissent ces exervices révèlent, à leur "retour", des sentiments d'un vécu bien réel et se trouvent soulagés de leur mal être qui vient de leur être révélé.

Il est vrai que l'on peut s'interroger sur le "pourquoi moi ?". Je me suis posé cette question et je l'ai surmontée. L'important est de se dire que nous avons un chemin à parcourir. Il n'est pas rectiligne. Il comporte des carrefours, des ronds points qui donnent le tournis, des accidents physiques ou moraux, de la lumière ou la nuit, un ciel bien bleu ou la tempête. C'est ainsi. Mais surtout il faut comprendre pourquoi tel ou tel événement surgit sur notre chemin et notre capacité à les surmonter. Et si l'on y arrive pas seul, croyez moi, quelqu'un que vous n'attendez pas, viendra à votre devant.

Réfléchissez, refaites un exercice de réflexion on vous demandant si cette situation ne vous est pas déjà arrivée. Que ce soit dans un endroit où vous chercher votre chemin, un bricolage que vous n'arrivez à terminer.... N'hesitez pas à dire : "aidez moi !", plusieurs fois. Pour peu que votre demande soit faite dans votre propre pureté, vous serez entendu et aidé.

Ne vous attardez pas sur le pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Vous n'aurez jamais la réponse. Avancez toujours sur votre chemin et prenez, prenez bien tout ce que l'on vous donne.

Il y aura toujours autour de nous des personnes malheureuses, dans la détresse constante, hélas. Mais c'est ainsi.

Mais il y a également de mauvaises personnes qui veulent et font le mal. Mais là, il s'agit d'un autre sujet...

  • Ambassadeur
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Secretdenfan
Secretdenfan 22/02/2017 à 23h06

Bonsoir,

Mon cher OSS, j'irais lire ton sujet sur le hasard, c'est certain. Ce que tu énonces est très intéressant, vraiment.

Je veux bien croire que nous avons une feuille de route dès notre naissance, et si j'ai bien compris, une feuille préparée avant cette vie terrestre.
Cela impliquerait déjà qu'une vie existe donc avant notre propre vie humaine?
En lisant de nombreux livres sur le sujet, je me suis permis une fois de copier coller des bouts de phrase qui m'interpellait vraiment, je me permets de les poser ici.

'Par quel miracle l’univers existe, il a surgi tout à coup du néant, il y’a 13 milliards d’années. Pourquoi il y’a quelque chose plutôt que rien ? Et pourquoi ce quelque chose a engendré de la vie et de la conscience ?"

"La plus simple et la moins scientifique consiste à défendre l’idée selon laquelle l’univers, la conscience et la vie sont le résultat d’un formidable hasard cosmique et de rien d’autre. Dans ce cas, la vie est apparue par hasard, et notre existence est parfaitement arbitraire : comme l’affirmait en son temps Sartre « le monde est absurde »."

"Deuxième hypothèse celle des univers parallèles. L’univers dans lequel nous vivons ne serait que la version gagnante d’une infinité d’univers stériles : l’existence de l’univers ordonné dans lequel nous vivons n’aurait rien de remarquable puisqu’il serait perdu dans une multitude d’univers chaotique."

"Troisième hypothèse , celle d’un univers unique et structuré par des lois physiques ; dans ce cas l’évolution cosmologique ne laisse rien au hasard et la vie apparaît comme la conséquence inévitable d’un scénario dicté, avec la plus haute précision par les lois de la physique."

"Il doit exister une sorte de principe organisateur. Dieu est pour moi un mystère, mais c’est l’explication du miracle de l’existence, pourquoi il y’a quelque chose plutôt que rien."

"Une marguerite peut avoir 5, ou 8 ou encore 13 pétales. Mais jamais 10 ou 11. Comment est ce possible ? Le hasard est il capable à lui seul, d’ordonner les choses avec un tel succès ?
Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent."

"Je ne puis croire que notre existence dans cet Univers soit un simple caprice du destin, un accident fortuit dans le grand drame cosmique ».

"L’univers est quelque chose d’indépendant de l’homme, quelque chose d’absolu et la recherche des lois qui s’appliquent à cet absolu me paraissent être la quête scientifique la plus sublime dans la vie".

OSS, tu te doutes bien qu'après toutes ces questions, que je me suis interrogé très tôt dans ma vie sur le sens de tout cela. A cogiter sur des mots clés tels que le hasard, le destin, le déterminisme, la fatalité, les lois parfois extrêmes des probabilités et tant d'autres sujets existentiels.

Et ce sont sans doute tous les attentats récents en France qui m'ont le plus meurtris. Pourquoi tous ces innocents qui n'ont fait, mille fois hélas, que se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, et tout se termine tragiquement. Je ne sais pas si eux mêmes avaient conscience d'un parcours de vie, d'un karma pour reprendre tes termes, mais force est de constater que finalement, on ne maitrise pas grand chose et qu'on est soumis aux aléas quels qu'ils soient, heureux comme malheureux ( sauf que là, quand c'est tragique et que l'on meurt, la feuille de route disparait automatiquement ).

Dans tous les cas, j'accompagne comme il se doit mes deux princesses, et la maladie de Manon ne me décourage en rien, bien au contraire. Tu as mille fois raison de son esprit supérieur au notre. Si tu savais les leçons de vie, sa spontanéité, ses sourires, son hyper-sociabilité, ses grosses colères tellement authentiques...Mon dieu, je n'ai même pas la moitié de ces facultés par moment !

Je travaille aussi dans le handicap sensoriel au quotidien, puisque je suis éducateur spécialisé pour déficients visuels - aveugles comme mal voyants. Autant dire qu'il y'a une chose de très vraie dans tout ca : c'est que l'accompagnement dans la vie est toujours très important, essentiel même. Et cela ne marche que si on adopte un regard bienveillant, emprunt d'empathie vers autrui...La bienveillance devrait faire partie de la feuille de route de tout à chacun...

Bien à vous, et au plaisir de vous lire,

Mickaël

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Lutin64
Lutin64 23/02/2017 à 12h57

Une fois de plus Oss a lancé un débat intéressant , et le témoignage poignant de Mickaël me touche beaucoup , vos idées m'interpellent .
Tout cela invite à la réflexion , je me questionne , cherche où me positionner ...mais finalement je retombe toujours sur ma pensée initiale :
Je respecte toutes les croyances . Je ne crois en aucun Dieu - mais je me dis que ceux qui y croient doivent certainement y trouver du réconfort .
Je ne crois pas non plus à une vie après la mort .
Mais tant que je suis sur terre , j'essaye de faire de mon mieux , d'aimer mon prochain , soutenir ceux qui en ont besoin , apporter du réconfort . Ce n'est pas toujours évident ou facile , mais parfois une simple main tendue ou un sourire suffisent déjà .Pour moi , pas besoin d'aller chercher plus loin ...
.

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Oss
Oss 23/02/2017 à 19h26

Bonjour à tous, bonjour Michaël

Des trois hypothèses que tu cites, je retiens que les lois de la physique, la matière ont fait apparaître une vie sur notre Terre. Après le Big Bang, la formation de nos planètes de notre système solaire, l’apparition de la vie sur la terre, d’abord dans l’eau puis à l’extérieur, aurait mis des millions d’années. Ensuite, Darwin nous explique, dans sa théorie de l’origine des espèces par la sélection naturelle, que l’évolution humaine est une finalité. Le chimpanzé marche à 4 pattes, puis se redresse et… le chaînon manquant est trouvé ! Et si l’on se penche un petit peu sur la date de naissance de l’homo sapiens, l’on s’aperçoit que cela ne fait que… 195 000 années soit, sur une représentation sur une échelle de grandeur, depuis l’origine de notre Terre, bâtit sur 12 mois d'une année, le 1er janvier étant le big bang, l’homo sapiens serait né aux alentours du 28 décembre… les 29,30 et 31 décembre seraient justement ces 195 000 années. 11 mois 3/4 auraient donc servis à la formation de notre Terre d’une part et, d’autre part à l’apparition de la vie.

Et Dieu, où est-il dans cette histoire ? Donc l’homme est apparu sur Terre. Il est fait de chair et d’os. Il possède un cerveau. Il sait réfléchir, il invente, parle et se fait comprendre. Mais dans sa tête une voix lui parle, comme pour Caïn. C’est sa conscience celle qui lui dicte le bien et le mal, celle qui lui fait comprendre ce qu’est l’amour. La conscience est-elle Chair, Matière ou Os ? Le cerveau est-il la conscience ? Le cerveau dépend-il de la conscience et la conscience dépend-elle du cerveau ? L’homme s’est mis à parler aux Dieux de toutes sortes parce que justement il lui manquait quelque chose, il lui manquait autre chose. Il invoquait les Dieux pour toutes sortes d’évènements, bons ou mauvais. L’homme aimait et détestait. L’homme pour sa survie, se défendait, faisait la guerre, tuait et tue encore…

Mais que représente-elle pour lui la conscience ? Celle qui lui dicte en priorité la différence qui existe entre le Bien et le Mal. Qu’est-ce que le Bien et le Mal ? Qui en a la notion ? Qui se revendique de savoir ce que c’est ? Et quelle place ont ces deux notions dans ma Vie ?

La conscience fait partie de notre Ame. C'est notre Ame. Dans notre feuille de route, notre karma, cette notion existe. Elle est activée en premier par nos éducateurs que sont nos parents. C’est eux qui nous l’enseignent. La notion de bien et de mal diffère pour chaque culture mais également pour chacun de nous. En fait, si l’on réfléchit un peu, nous pouvons dire que c’est la conscience que l’on a de la faute qui est répréhensible. Si je me rends chez un commerçant pour acheter 1 kg de fruits, je paye, le marchand me rend trop de monnaie, je l’accepte, je commets une faute : je suis un voleur. Aux yeux de la justice des hommes, cette faute ne représente rien ! Mais elle sera présente dans mon karma et il me faudra la payer un jour : « bien mal acquit ne profite jamais… ! ». Maintenant, si je me trouve, par exemple, sur un balcon et que sans le faire exprès, je fais tomber un lourd pot de fleurs et que je tue 2 ou 3 personnes, je suis innocent : c’est un accident ! Ce qui revient à dire que savoir distinguer ce qui est bien de ce qui est mal est une chose qui nous est propre. D’où l’importance de l’éducation et des valeurs que l’on doit inculquer à nos enfants. C’est un exercice de chaque instant.

Dans le Bien, figure l’Amour et je vais sûrement faire bondir certains de nos lecteurs, seul l’être humain a la faculté de l’exprimer ou, au contraire, le combattre. En effet, le bien et le mal sont des notions humaines ; les animaux ou les plantes n’ont que des instincts. Et l’être humain a quasiment toute latitude pour exprimer l’amour et faire le bien sur la nature et les autres créatures de Dieu. Si je cueille une rose et que je l’offre à celle que j’aime, je crée une énergie positive et pour la fleur qui n’a pas de conscience, je ne risque pas de détruire sa vie. Dans ce geste, j’ai utilisé un accessoire mis en place par Dieu à ma disposition. Par contre, si je piétine volontairement une plate bande de fleurs dans le but pervers de la détruire, c’est un acte négatif qui génère également de l’énergie.

Si un indien d’Amazonie tue un animal pour se nourrir, il n’est coupable de rien. Il n’a pas le choix et de plus, il vénère cet animal et lui rend hommage en s’excusant de ne pouvoir faire autrement. Maintenant, moi chasseur, si je tue du gibier par simple plaisir de la chasse et de tuer, je risque d’avoir quelques problèmes avec mon karma. Le plaisir, ainsi, dépasse la nécessité.

Le Mal c’est lorsque les hommes se plaisent à détruire, au nom de Dieu, l’énergie qui crée la vie, l’énergie du Bien. Bien souvent ces hommes s’appuient sur des principes ou des consignes dictés par des textes anciens. Et ils pensent qui leur suffit de les suivre à la lettre pour gagner une place au Paradis. Mais combien de réformateurs ont modifiés ces textes où la politique supplantait le religieux ? Suivre sans réfléchir ces textes millénaires relève de l’anarchie la plus totale.

Alors, devons-nous croire en Dieu ou pas ? Devons-nous nous tourner vers Lui pour lui demander de l’aide, ou bien se dire que rien n’y changera ? Cette conscience qui m’habite, celle qui est également mon libre arbitre dans le Bien ou le Mal est-elle bien réelle ? Ou est-ce là le fruit de mon imagination ? Lorsque je vais mourir, mon corps sera brûlé ou enterré, ma matière pourrira et mon cerveau également, mais ma conscience, mon âme, elle, que deviendra-t-elle ? Et cette lumière blanche et aveuglante que certains témoignages nous ont rapporté, relayés désormais par quelques chercheurs qui disent qu’il y a bien quelque chose… après ? Quelle est-elle cette lumière ? Et ces nombreux témoignages qui parlent de parfums, d’objets retrouvés d’un être cher et disparu et d’autres choses surnaturelles ?

L’individu possède un cerveau et peut penser il est donc rationnel et il aspire à découvrir le bonheur et la raison. En revanche, le monde est silence. Il est indifférent et neutre. Il lui faut un Dieu pour donner les raisons de vivre. Et lorsque l’individu commence à poser des questions, qui font à partie de la condition humaine, le monde ne répond pas C’est l’absurde chère à JP Sartre !

En conclusion, je dirai simplement que la seule ligne de conduite à suivre, s'est d'orienter sa vie vers le Bien... et pour moi, il y a bien un "autre côté !".

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Secretdenfan
Secretdenfan 23/02/2017 à 22h18

Bonsoir à tous,

Je répondrais sur ton dernier message OSS, mais ce soir, j'ai eu ma dose de choc et d'adrénaline.

Pour ne pas faire de mauvais jeux de mots, j'ai eu une feuille de route compliquée.

J'étais chez des amis à Pont à Mousson près de Nancy, nous rentrons chez nous, ma compagne mes deux filles et moi... ma compagne conduit et à peine sur l'entrée de l'autoroute à 19h10, nous percutons quelque chose... Un gros bruit de casse se fait entendre à 70 KM à l'heure...nous nous arrêtons d'urgence, le devant de la voiture est très endommagé...
Nous sommes sur la voie d'arrêt d'urgence, il fait nuit, nous ne savons pas ce qui s'est passé, et nous prions pour que la voiture puisse au moins rouler jusqu'à notre domicile...
Ce fut le cas, pendant 30 longues minutes en warning sur l'autoroute...avec mon ainée très choquée...
Peut être était ce un animal percuté, ou avons nous roulé sur un chargement perdu, nous n'avons rien vu ....
Mauvais endroit mauvais moment...ce qui se vérifie une fois de plus...
Heureusement, grosse casse matériel et pas de blessé....

Désolé pour l'aparté , je reviendrais au fil de la discussion ce week end,

Bien à vous, portez vous bien,

Mickaël

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Bettyoups
Bettyoups 24/02/2017 à 06h33

Bonjour, secretdenfan comment ça va chez toi après le choc d'hier ? Contente qu'il n'y ai eu que de la tôle froissée ! Amitié.

  • Ambassadeur
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Secretdenfan
Secretdenfan 25/02/2017 à 22h21

Bonsoir à tous !

L'accident de voiture dont nous avons été victimes a été causé par un sanglier. Le lendemain matin, a été retrouvé l'animal mort sur le bas côté. Tout cela confirme une fois de plus, sans réelle surprise, qu'une fois au mauvais endroit mauvais moment, tout peut se terminer plus rapidement que prévu...Parfois, une bonne étoile peut en décider autrement. Ou peut être que le déterminisme - ce principe de causalité - nous a permis d'avoir uniquement une grosse casse matériel ( pare choc et les deux ailes complètement arrachées ) et aucune blessure.

Tout cela invite de plus bel à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre condition de mortel, sur les aléas qu'il est difficile, voir impossible de prévoir et de maîtriser, sur toutes ces notions de hasard controversé, de choses écrites, de destinée !



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Secretdenfan
Secretdenfan 25/02/2017 à 22h37

OSS

Personne effectivement ne devrait dire à autrui ce qui est bien pour lui, ou ce qui est mal. Les gens reçoivent une éducation de base, bien souvent par les parents, la fratrie ou par défaut des éducateurs. Ce sont les bases, plus ou moins solides selon le contexte familial dans lequel on évolue.

Pour la suite, si l'éducation est une chose importante, la vision personnelle en est une autre. Elle se tisse sur les expériences, l'intellectualisation des choses, le regard sur les liens / rapports humains, aux institutions, et tant d'autres contextes et paramètres que j'oublie volontairement.

Entre l'éducation et la ligne d'existence que l'on projette, il peut y avoir cohérence comme dysharmonie totale. Ou alors une certaine confusion qui doit toujours profiter à soi même.
Le Bien est il vraiment celui que l'on m'a décrit, en tant que vision judéo-chrétienne, le bon moule si l'on peut écrire, celui de la normalité, ou est-il effectivement ailleurs, de l'autre côté de la rive, aux antipodes de ce qu'on a souhaité m'inculquer?
Il est bien évident que ces questions méritent mille fois d'être posées, tant elles sont inhérentes à notre développement personnel et à multi-niveaux.

C'est exactement pareil pour la notion du mal à mon sens.

Quant à Dieu, si vraiment il existe et qu'on lui prête les pouvoirs divins et mystiques, je regrette juste encore une fois qu'il laisse en état, la folie des hommes à s'entre-tuer, et à laisser régner tant d'inégalités et de fragilités sur terre.
Bien sur l'homme est responsable de ce qu'il fait, et devrait être le seul à endosser cet état de fait.
Mais Dieu ne pourrait il remettre l'église au milieu du village et prêcher pour un monde meilleur?

Si après cette vie terrestre, j'ai l'occasion de le rencontrer, j'aimerais vraiment lui poser toutes ces questions. Car l'absurde n'a de sens que si les questions qu'il aborde restent sans fondement ni réponse rationnelle.

Alors oui, le monde est silence et continuera d'être, jusqu'à son extinction finale. Mais pour l'heure, pour reprendre ce formidable poème de Baudelaire dans ses " Fleurs du mal " :

"La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."

  • Ambassadeur
  • Smile (3)

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